Energie: Quand l’UE tire l’espace méditerranéen vers le haut

Energie: Quand l’UE tire l’espace méditerranéen  vers le haut

Sa rencontre mercredi dernier avec le ministre de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara, a abouti au  lancement de trois plates-formes de dialogue et de coopération entre les pays du pourtour méditerranéen dans le secteur de l’énergie.

«Les pays méditerranéens sont tous interdépendants énergétiquement. Ces plateformes seront le premier pas vers une nouvelle vision du secteur, dans le but d’assurer la sécurité énergétique de la région», a noté Abdelkader Amara, lors de la cérémonie de présentation des trois plates-formes en question.

L’idée est de favoriser l’échange d’expertise et d’expérience dans trois domaines cruciaux pour le secteur, à savoir le gaz naturel, l’intégration des marchés de l’électricité dans la région méditerranéenne ainsi que les énergies renouvelables et ce qu’elles apportent en matière d’efficience énergétique.

«Ces plates-formes donneront un nouvel élan au partenariat euro-méditerranéen», a précisé le commissaire européen. Ces plateformes seront, en fait, les axes principaux autour desquels sera lancée une panoplie de mesures et d’initiatives rassemblant l’ensemble des partenaires dans la région. Pensés avant tout comme des espaces de dialogue, ils ont été décrits par Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la méditerranée, comme des «mécanismes flexibles», susceptibles de fournir «une forme de dialogue permanent pour l’ensemble des acteurs concernés, y compris ceux du secteur privé».

Il est à noter que les situations des pays du pourtour méditerranéen sont très différentes en matière d’énergie, notamment si l’on compare ceux de l’Union européenne à ceux du sud de la méditerranée. Miguel Arias Cañete a, cependant, tenu à préciser que qu’ils soient producteurs ou importateurs, les pays de la région partagent tous les mêmes défis.

«Un approvisionnement durable en énergie reste l’objectif principal de l’ensemble des pays de la région», a-t-il noté. Abdelkader Amara a, lui, plaidé pour l’ouverture d’un marché commun entre ces pays, qui permettrai d’optimiser les échanges énergétiques. Une démarche pragmatique, qui ne saurait se faire sans un échange d’expertise préalable, notamment un accompagnement technique de la part des pays de l’union européenne.

«Cette région possède des ressources énergétiques très importantes dont une grande partie reste inexploitée», a déclaré le ministre. Tout en insistant sur l’importance de l’engagement du secteur privé, Amara a lancé un appel à l’Union européenne pour «intensifier l’assistance technique et mobiliser les moyens financiers nécessaires pour réussir ces plates-formes».

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