Energie : Rebond du cours du pétrole

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a gagné 1,51 dollar, clôturant à 51,99 dollars. A Londres, sur l’Intercontinental Exchange (ICE), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a pris 1,69 dollar, terminant à 53,44 dollars.
Les cours avaient brièvement testé jeudi dernier en séance un passage sous les 50 dollars, après un rapport sur les stocks américains de pétrole jugé particulièrement baissier par le marché.
Le rapport a en effet fait état d’une hausse de près de 7 millions de barils de brut la semaine passée, quand les analystes attendaient une progression de 100.000 barils seulement. Essence et produits distillés sont également ressortis en hausse.
«La hausse des importations de brut (+1,6 million de barils par jour par rapport à la semaine précédente, Ndlr) laisse aussi entendre qu’il reste suffisamment de pétrole disponible, en dépit des efforts de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour réduire sa production», a aussi souligné Mike Fitzpatrick, de la Fimat.
Cette profusion de pétrole s’explique en partie par les températures très douces qui ont perduré en novembre et décembre aux Etats-Unis, notamment dans le Nord-est du pays, région qui consomme le plus de produits de chauffage au monde.
Les derniers bulletins météos prévoient désormais des températures inférieures aux normales saisonnières jusqu’à la première semaine de février, principal facteur expliquant le rebond des cours vendredi, selon Phil Flynn, d’Alaron Trading.
«Il semble que le marché a voulu tester le seuil des 50 dollars mais les cours n’ayant pas réussi à se maintenir sous ce niveau, de nombreux investisseurs ont préféré couvrir leurs positions», a noté l’analyste. Pour Kevin Norrish, analyste chez Barclays Capital, le pétrole devrait dorénavant repartir à la hausse.
«Nous nous attendons à voir les prix se redresser nettement par rapport à leurs niveaux actuels», a-t-il avancé. Barclays Capital table sur un prix moyen du baril à 56,30 dollars au premier trimestre 2007, et même à 66,30 dollars sur l’ensemble de l’année.
Selon Phil Flynn, la récente glissade des cours devrait désormais encourager la demande, ce qui pourrait faire remonter les cours. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont toutes deux revu à la baisse la demande mondiale de brut en cette année 2007, en raison de la douceur inhabituelle de l’hiver dans l’hémisphère nord.
«Ces prévisions n’ont fait que refléter ce que le marché savait déjà», a estimé Phil Flynn. L’Opep a abaissé sa prévision de demande mondiale pour 2007, laquelle devrait augmenter de 1,5%, contre 1,6% prévu précédemment, dans son rapport mensuel de janvier publié vendredi.
L’AIE a aussi avant elle abaissé jeudi sa prévision 2007 à +1,6% contre 1,7%, à 85,8 millions de barils par jour.

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