Énergie renouvelable, un impératif

Énergie renouvelable, un impératif

Le Maroc est fermement déterminé à respecter les paramètres du Développement propre définis par le Protocole de Kyoto. C’est ce qui ressort d’un séminaire régional qui a été organisé par la Commission européenne du 18 au 19 avril à Casablanca. Lors de cette manifestation qui a eu pour thème : «Mécanisme de développement propre», quatre projets destinés à faire usage des énergies renouvelables, éolienne et solaire notamment, dans différents domaines socio-économiques ont été présentés par le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), les Offices nationaux de l’eau potable, de l’électricité et l’Office chérifien du phosphate (OCP). Les deux premiers projets sont pilotés par le CDER. Le premier projet concerne l’installation du système chauffe-eau solaire aux hôpitaux publics. Ce serait, selon ses concepteurs, une manière de rationaliser l’utilisation de l’énergie, tout en dotant les Centres hospitaliers du Royaume d’infrastructures énergétiques propres. En outre,
les initiateurs de cet ambitieux projet ambitionnent, en équipant les hôpitaux publics par cette énergie renouvelable et non polluante, de leur permettre de diminuer leurs coûts de fonctionnement. Le deuxième projet, présenté toujours par le CDER, est destiné, quant à lui, à remplacer progressivement les chaudières traditionnelles des bains traditionnels par de nouvelles générations de machines fonctionnant avec l’énergie solaire. Il n’est un secret pour personne que les hammams constituent de grands consommateurs de biomasse et exercent une forte pression sur les forêts menacées par la déforestation galopante. L’objectif affiché par le CDER est d’atteindre le chiffre de 5.000 hammams chauffés par des chaudières améliorées à l’horizon de 2012.
Pour les acteurs de ces projets, la réalisation de tels chantiers, qui répondent aux paramètres du mécanisme de développement propre, aura un impact indéniable aux niveaux de la réduction des gaz à effet de serre (GES) et de la création de richesses.
Lors de ce séminaire régional, un troisième projet, monté et piloté par l’ONEP, a également été présenté. Il porte sur le dessalement de l’eau de mer et l’approvisionnement en eau potable de la ville et de la région de Tan-Tan. Un projet dont l’impact socio-économique ne peut être que très bénéfique pour les habitants de cette région du Royaume, qui souffre d’une rareté en eau, surtout en période de sécheresse. Pour ce qui est du dernier projet présenté lors de cette rencontre dédiée aux énergies renouvelables, cette fois-ci par l’OCP, il prévoit de mettre au point un système de recouvrement de la chaleur.

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