avril 19, 2018

 

Énergies renouvelables : Les opportunités d’investissement à l’ordre du jour

Énergies renouvelables : Les opportunités d’investissement à l’ordre du jour

L’écosystème des acteurs des énergies renouvelables se développe et les opportunités dans ce secteur se multiplient.

C’est la conviction exprimée par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et le cluster solaire lors de la conférence qui s’est déroulée à Casablanca, mardi 20 mars, en partenariat avec le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable. Pour Fatima Zahra Khalifa, directrice générale du cluster solaire, cette initiative permettra «d’avancer ensemble pour créer un tissu industriel national compétitif capable de répondre aux besoins nationaux dans le secteur». Dans ce sens, le cluster solaire est une plate-forme qui œuvre au développement d’une filière industrielle solaire compétitive.

Il a pour objectif de contribuer au renforcement des capacités et au développement des compétences industrielles dans les domaines du solaire et des technologies vertes. Et ce, à travers la mobilisation des organisations professionnelles, des industriels, des chercheurs et des universitaires, et afin de favoriser l’émergence de synergies entre acteurs publics et privés. Dans cette dynamique, la GIZ contribue pour sa part dans la promotion de ce marché dans le cadre du projet baptisé DKTI I qui prendra fin en septembre 2018. Ce projet se matérialise à travers le développement de la base de compétences et de connaissances des entreprises marocaines, des institutions de formation professionnelle et de recherche dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Ainsi, l’année 2018 est l’année de clôture dudit projet et l’année qualifiée de «dépassement de l’ambition».

Afin de montrer le potentiel du marché marocain dans le domaine des énergies renouvelables, l’accent a été mis lors de cette conférence sur les principaux projets initiés tels que la mise en service du Complexe Noor VI pour la production de l’énergie solaire (72 MW), le lancement des travaux de Noor Midelt (800 MW) ou encore le lancement officiel le 28 février du Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC) de la région de Massa, qui identifie près de 10,5 milliards de dirhams en mesure d’atténuation dont la grande majorité en énergies renouvelables et en efficacité énergétique.

«Un développement important du marché des énergies renouvelables»

3 questions à Phillipe Simonis, conseiller technique principal de l’Initiative allemande pour les technologies favorables au climat-DKTI

ALM : Quelle est la finalité derrière l’organisation de cette journée ?

Phillipe Simonis : C’est un évènement important pour la coopération allemande, pour notre partenaire le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable et pour le cluster solaire. Pour nous il est essentiel de discuter et faire le point sur le climat d’investissement au Maroc en matière d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique. Il est important également de voir ce qui a été fait et quel bilan on peut tirer des premières années d’appui que nous avons déployé dans ce domaine. Nous voudrions dégager aussi pour l’avenir de nouvelles directions et de nouvelles orientations et peut-être des initiatives qui vont nous permettre d’améliorer le climat de manière plus durable.

Quelles sont justement pour vous les grandes lignes qu’on peut dégager de cette première étape ? 

Si on regarde l’évolution du Maroc dans ce domaine on voit clairement qu’il y a un développement important du marché des énergies renouvelables. On constate qu’il y a une augmentation de l’intégration industrielle. Dans les grands projets vous remarquerez qu’il y a de plus en plus de sociétés marocaines qui s’impliquent directement. Cela signifie qu’une partie de plus en plus importante des technologies est produite sur place. Évidemment l’idée c’est de savoir comment «faire plus et mieux» afin d’accélérer le processus d’intégration et aussi de pouvoir approcher les nouveaux marchés, notamment en Afrique.

Quel sera l’apport de la GIZ dans la prochaine étape et à combien est estimée cette coopération ?

Notre rôle consiste à appuyer le secteur sur différents plans. Cela commence au niveau des institutions nationales, et particulièrement avec le ministère de l’énergie et les autres départements qui sont concernés par la problématique de l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique. On essaye également d’apporter notre soutien au secteur privé.

Depuis le départ on a collaboré avec le cluster solaire et avec eux on a implémenté un grand nombre d’activités que ça soit en matière d’efficacité énergétique ou bien par l’organisation des échanges avec les entreprises européennes au niveau international ou encore des échanges sur place, comme en termes d’efficacité énergétique, du pompage solaire ou de la qualité des équipements. En termes de chiffres, c’est un peu difficile à évaluer parce qu’on travaille surtout sur l’assistance technique. Mais il s’agit de plusieurs millions d’euros par an.

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