Entrepreneuriat : Les ressortissants africains appellent à plus d’accompagnement

Entrepreneuriat : Les ressortissants africains appellent à plus d’accompagnement

Hub Africa dévoile son étude sur l’intention entrepreneuriale de la diaspora africaine au Maroc

Dans leur élan de création de projets entrepreneuriaux, 35% des interrogés confirment que les démarches de création au Maroc sont d’un bon niveau au moment où 10% les trouvent excellentes.

L’entrepreneuriat semble bien être le choix privilégié de la diaspora africaine au Maroc. C’est ce que révèle l’étude réalisée par Hub Africa, en collaboration avec l’Université Hassan II de Casablanca et l’Ecole nationale de commerce et de gestion (ENCG) lors de la 5ème édition de Hub Africa qui s’est déroulée les 4 et 5 mai 2017 à Casablanca. Intitulée «Etude sur la diaspora africaine au Maroc: intention entrepreneuriale et mécanismes de mise en œuvre des projets», cette analyse révèle que 31,8% de la diaspora africaine désire rester au Maroc tout en développant un projet dans les différents pays d’origine. Dans leur élan de création de projets entrepreneuriaux, 35% des interrogés confirment que les démarches de création au Maroc sont d’un bon niveau au moment où 10% les trouvent excellentes.

Par ailleurs, 23% de la diaspora interrogée reste insatisfaite des démarches administratives y afférentes. Dans le même sens, l’étude relève que 9,5% de la diaspora africaine n’a pas encore pris de décision sur les perspectives entrepreneuriales. En contrepartie, 68% de cette diaspora a l’intention de créer une entreprise dans son pays d’origine. 11,5% autres comptent vivre au Maroc afin d’y développer un projet. Quant aux motivations de création d’entreprise, il s’avère que 50,3% des interrogés veulent à travers leur projet contribuer au développement économique et social de leur pays d’origine. En deuxième place, 21,5% de la diaspora africaine installée au Maroc aspire profiter d’un marché en pleine croissance et des opportunités offertes au niveau local, à savoir son  pays d’origine. Néanmoins, 12,1% de cette frange de la population souhaite développer son activité à l’international.

Financement et délais de réalisation

L’étude a également tenu compte du financement appréhendé par les porteurs de projets. La diaspora africaine résidant au Maroc estime que 37,7% des projets nécessitent un financement qui varie entre 10.000 euros et 50.000 euros, suivis en seconde position par les projets dont le volume financier ne dépasse pas 10.000 euros. En troisième position figurent les projets dont le financement requiert  un montant allant de 50.000 à 100.000 euros. Concernant les modalités de financement de projet, il s’est avéré que 20,7% proviennent de diverses sources suivies des apports personnels à 20,1%. Par ailleurs, 18,9% des entrepreneurs soulignent que le financement de leur projet dépend de prêts familiaux ou amicaux. Par ailleurs, les emprunts bancaires et les fonds d’investissement sont respectivement la source de financement de 17,1 et 16,5% de la diaspora africaine établie au Maroc.

Par secteur d’activité, cette catégorie de la population installés au Maroc se voit à 23,8% développer un projet dans le secteur commercial, suivie à 16,5% pour le secteur de l’agroalimentaire. En troisième position, c’est le secteur de l’informatique qui attire les porteurs de projets avec un taux de 7,9% de choix par ce secteur d’activité. En queue de peloton figure le secteur de la santé qui n’attire que 1,8% de la diaspora interrogée suivi en dernière position avec 1,2% du secteur banque-assurances et finances. Toutefois, l’étude a mis l’accent sur le choix de 48,8% des interrogés pour la création des projets dans des secteurs diversifiés ne rentrant pas dans les différentes catégories mentionnées auparavant. Sur un autre volet, ladite étude a fait ressortir que 87,8% des interrogés aspirent à internationaliser leur entreprise déjà opérante contre 12% qui estiment vouloir créer une nouvelle entreprise. Dans cette perspective les délais de réalisation de projet restent un point auquel les entrepreneurs fixent des échéances précises. Ainsi, plus de 71,8% des interrogés sont déterminés à mettre en marche leur business dans les deux prochaines années contre 23,7% qui se donnent un délai de cinq ans allant de 2017 à 2022. Par ailleurs, les porteurs de projets qui envisagent un délai de réalisation qui dépasse cette échéance constituent seulement 4,7% de la diaspora africaine résidant au Maroc.

Création d’une instance dédiée à la diaspora africaine

L’étude recommande entre autres la création d’une instance dédiée à la diaspora africaine au Maroc dont le rôle sera d’accompagner cette population dans la mise en œuvre des projets entrepreneuriaux. Dans ces conclusions cette analyse appelle à développer l’aspect networking entre la diaspora africaine au Maroc et les dirigeants marocains afin de capitaliser sur le retour d’expériences. Elle suggère également de faciliter l’accès au financement pour cette population à travers la mise en œuvre des fonds d’investissement banque réservés à ce type de projets. Enfin, l’étude sur l’intention entrepreneuriale de la diaspora africaine appelle à faciliter les différentes procédures administratives afin de concrétiser plus rapidement les projets de développement..

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