Entreprise : déficit en Immobilier

Entreprise : déficit en Immobilier

Le Grand Casablanca aura besoin de 7000 ha de terrains réservés à l’immobilier d’entreprise d’ici 2020, alors que le déficit actuel est estimé à 1000 ha. Les chiffres communiqués par le Centre régional d’investissements (CRI) de Casablanca ont été dégagés à partir de la demande actuelle et celle à venir des entreprises.
Le CRI reçoit, nous explique-t-on auprès de cet organisme, des investisseurs qui font état du besoin en immobilier pour des bureaux ou des zones d’activité. Ce besoin formulé par les investisseurs est estimé aujourd’hui à un millier d’hectares. Il y a un véritable déficit, insiste-t-on auprès du CRI. Il n’y a pas assez de bureaux ni de terrains pour des zones d’activité. De plus, ajoute-t-on, l’offre existante est inadaptée à la demande. Ce manque va en augmentant et selon les projections des analystes du Centre, il pourrait atteindre 7.000 hectares dans une douzaine d’années.
En effet, explique-t-on, selon les statistiques publiées par le Haut commissariat au plan (HCP), en 2020, la ville produira 400.000 demandeurs d’emplois qui s’ajouteront aux 260.000 actuels. Pour créer les 660.000 emplois, il faudra attirer des investisseurs qui auront besoin de terrains pour s’installer. D’où le chiffre des 7.000 hectares.
Pour faire face à cette situation, une stratégie d’action, déclinée en trois axes, a été mise en place.
Le CRI et ses partenaires, publics et privés, ont commencé par organiser l’Immo Pro, le salon de l’immobilier d’entreprise qui vient de tenir sa deuxième édition. L’idée étant de mettre en contact des professionnels du secteur avec les demandeurs. Ceci devrait permettre de connaître les besoins du marché et résoudre le problème de l’inadéquation de l’offre et de la demande.
Le deuxième volet de cette stratégie d’action est le lancement d’un baromètre de l’immobilier d’entreprise. Il s’agit d’une étude réalisée auprès de 600 entreprises de différentes tailles et natures dans le Grand Casablanca. Elle a permis de dégager des indicateurs quantitatifs et qualitatifs et un besoin de 1,3 à 1,4 million m2, allant des plateaux pour bureaux aux zones d’activité et zones industrielles.
Cet instrument va être mis à jours tous les ans et devrait permettre de faire coïncider l’offre et la demande.
C’est également un message destiné aux promoteurs et aménageurs immobiliers. «Nous voulons leur faire comprendre qu’il n’y a pas que le logement qui dégage du bénéfice, souligne-t-on auprès du CRI. L’immobilier pour entreprises est également générateur de profit à condition, bien sûr, de respecter les normes».
Ce baromètre fournira une fois pas an des indications sur les besoins, en locaux d’activité, d’entreposage, de bureau et  commerciaux ressentis par les dirigeants d’un échantillon représentatif des entreprises. Il tient compte également du type de produit immobilier, localisation, surfaces, prestations de base ainsi que les besoins en terrains constructibles pour les entreprises voulant construire elles-mêmes ces locaux.
L’instrument relève, en outre, la perception de l’offre d’immobilier d’entreprise dans ces catégories de locaux et de terrains.
Un troisième volet de cette stratégie consiste en le lancement d’une étude sur le couple activité/territoire. Il s’agit, explique-t-on, de réaliser une cartographie des zones d’activités tenant compte de ces deux paramètres. Elle sera suivie de lancement d’appels à manifestation afin de choisir des aménageurs et gestionnaires pour ces zones. Ceci devrait déboucher sur l’aménagement de nouvelles zones réalisées et gérées selon des normes de standard international.

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