Entreprises : La gestion de l’eau en question à Rabat

Les participants à un atelier sur le thème «l’économie d’eau et la durabilité de l’agriculture irriguée», organisé jeudi à Rabat, ont appelé à réinventer la gestion de l’eau en agriculture et rationaliser l’utilisation des ressources hydriques.
Initiée par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes avec le soutien de la FAO, dans le cadre du débat national sur l’eau, cette rencontre a pour but d’engager la réflexion sur les moyens à même d’accroître la productivité de la culture irriguée avec une consommation minimale d’eau. Lors de cette rencontre, à laquelle ont pris part des représentants des différents secteurs concernés et des experts venus de Tunisie, d’Espagne, de Turquie et de Chypre, les intervenants ont souligné également la nécessité de la généralisation des techniques d’irrigation localisée qui permet d’éviter la perte de 25 à 30% des eaux utilisées, l’adoption de cultures plus économes en eau et à forte valeur ajoutée, et la mobilisation de nouvelles ressources en eau. Intervenant à l’ouverture des travaux de cette rencontre, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, Mohand Laenser, a passé en revue les différentes réalisations accomplies au Maroc en matière de stockage et de gestion des eaux et d’équipement des terres irriguées, citant le soutien croissant aux agriculteurs désirant adopter des techniques d’irrigation localisées, notamment goutte-à-goutte, à travers l’augmentation des subventions. Ces subventions, a-t-il dit, ont passé de 20% en 1980, à 40% en 2001, puis à 60% en 2006, avec une enveloppe globale de 1.542 millions DH allouée durant la période allant de 2000 à 2006, permettant l’équipement de 141.570 ha en technologies d’irrigation localisée.
En vue de faire face au manque d’eau dans les zones irriguées, M. Laenser a préconisé l’adoption d’une série de mesures, à savoir la rationalisation de l’utilisation des eaux à travers la généralisation de l’irrigation localisée, l’intensification de la maintenance des équipements hydrauliques dans les zones irriguées, la révision des systèmes agricoles en interdisant les cultures plus consommatrices d’eau et en incitant les agriculteurs à introduire des cultures alternatives plus économes en eau, ainsi que l’orientation de la production dans les zones irriguées vers des cultures à forte valeur ajoutée tant qu’en export qu’en transformation.

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