Entreprises : nouveaux engagements

Entreprises : nouveaux engagements

La mise à niveau n’est plus. Le Premier ministre l’a enterrée officiellement vendredi 17 juin à Marrakech à l’occasion de l’ouverture du deuxième congrès du Centre des jeunes dirigeants d’entreprises (CJD Maroc) tenu sous le thème «mon entreprise, mon avenir» et dont les travaux se sont clos le samedi 18 juin. Il s’agit du nouveau plan de modernisation des entreprises nationales que Driss Jettou promettait depuis un bout de temps déjà. Devant les jeunes dirigeants, il l’a finalement détaillé.
«L’entreprise marocaine doit prendre conscience des enjeux et des défis de la globalisation et adhérer au plus vite aux plans de mise à niveau et de modernisation, pour mieux résister à l’ouverture des marchés interne et externe et se doter des moyens de compétitivité globale», a affirmé le Premier ministre dans des propos relayés par l’agence MAP.
Le nouveau plan ambitionne de mieux exploiter les atouts de l’environnement économique national, notamment une position géographique privilégiée, un environnement socio-politique captif, des potentiels naturels et économiques importants et des ressources humaines jeunes et de qualité. «l’entreprise doit dans ce  contexte saisir les opportunités offertes et mettre à profit les dispositifs  d’encouragement mis en place pour engager les dynamiques de mise à niveau, de  reconversion et de modernisation nécessaires », a souligné Driss Jettou. Le nouveau plan entend, en outre, profiter des erreurs du passé. Des leçons ont donc été tirées des difficultés rencontrées par les entreprises quant à leur accessibilité aux différents dispositifs et instruments d’appui à la mise à niveau mis en place par le gouvernement. Ainsi, le Premier ministre a annoncé des redressements nécessaires dont le but est de «  permettre aux entreprises une meilleure exploitation des instruments et des facilitations juridiques, techniques et financières disponibles au service de leur modernisation et de leur compétitivité ». Le nouveau plan annoncé met également l’accent sur la nécessité de développer de nouvelles filières dans les différents systèmes de formation essentiellement scientifiques et techniques. L’objectif est de permettre aux jeunes diplômés, futurs dirigeants d’entreprises d’acquérir les connaissances tant théoriques que pratiques qui les préparent à  l’avenir. «Nous nous engageons à revisiter le cadre d’incitation en vigueur pour l’adapter aux attentes réelles des jeunes promoteurs et pour y inclure des mesures opérationnelles et accessibles aux porteurs de projets», a précisé M. Jettou, encourageant ainsi l’auto-emploi chez les jeunes diplômés.
Autre nouveauté de ce même congrès, la signature d’une convention de partenariat entre Zakaria Fahim, vice président du CDJ et le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Mise à niveau de l’économie, Salaheddine Mezouar. Cette convention, qui définit les conditions de collaboration entre les deux parties signataires, implique désormais le CJD dans l’élaboration des travaux, études et réflexions nationaux que le département ministériel mène en relation avec son domaine de compétence. Ce dernier s’engage ainsi à accompagner dans la mesure du possible les actions menées par le CJD en particulier, celles menées au  profit des entreprises et à participer aux expériences pilotes menées par ledit  Centre, notamment en matière de vulgarisation de l’accompagnement des créateurs  d’entreprises à l’échelle nationale. Pour sa part, le CDJ s’engage à faire des propositions relevant de sa mission dans ce cadre soit des consultations faites par le ministère, soit dans l’action d’influence qu’il mène. La convention signée lui permet enfin de prendre part aux différentes commissions ministérielles.
A signaler que ce deuxième congrès a été l’occasion pour les jeunes dirigeants de discuter différents sujets d’actualité économique. Les différentes interventions et séminaires ont essayé d’apporter des réponses aux questions suivantes : «quelle performance globale pour l’entreprise au  Maroc ?», «comment réajuster  l’environnement pour un engagement politique et patronal plus important», «comment affronter les défis de la performance globale?», et «Comment  promouvoir l’entreprenariat pour plus de richesse partagée?».

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