Environnement : une ville verte à Benguérir

Environnement : une ville verte à Benguérir

Ville Verte Mohammed VI. C’est ainsi qu’a été baptisé un nouveau projet urbanistique qui verra le jour à Benguérir. Cette ville mise sur l’obtention de la plus prestigieuse certification internationale en matière d’environnement, a affirmé Mostapha Terrab, directeur général de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), jeudi 31 décembre, dans un exposé de présentation du projet devant SM le Roi Mohammed VI. Premier projet de cette nature sur le continent africain, ce futur pôle urbain «obéit aux exigences du développement durable selon un cahier des charges visant la certification de niveau international Leed ND», a ajouté le directeur général de l’OCP, dans une déclaration relayée par l’agence MAP. La Ville Verte Mohammed VI sera réalisée selon un schéma institutionnel garantissant sa pérennité à la faveur de partenariats public-privé, faisant intervenir les collectivités locales, la Fondation Rhamna pour le développement durable, l’OCP et autres investisseurs publics et privés. Cet ambitieux projet accompagne les efforts du pays en matière d’environnement.  Et en premier lieu, il y a la Charte de l’environnement et du développement durable, actuellement en cours d’élaboration, qui fixera la stratégie environnementale du Royaume.
Dans un exposé devant SM le Roi sur les grandes lignes de la politique environnementale du Royaume dans la région de Rhamna, Amina Benkhadra, ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, a  mis en exergue les efforts de l’OCP . «L’OCP a intégré la protection de l’environnement dans sa stratégie globale en la considérant comme un facteur de compétitivité économique et de responsabilité sociétale. Cette ligne de conduite se décline principalement par l’adoption de politique eau, politique carbone et politique énergie, visant à assurer l’efficacité énergétique et à développer les ressources énergétique», a-t-elle souligné. «L’OCP consacre quatre milliards de dirhams pour le traitement et l’épuration de l’eau et le dessalement de l’eau de mer, inscrivant ainsi tous ses projets dans une démarche intégrée respectant les normes environnementales les plus strictes», a conclu Mme Benkhadra. Selon Mostapha Terrab, ce chantier d’envergure, qui sera réalisé en trois phases sur une période d’une dizaine d’années, sera à l’avant-garde en matière environnementale dans la maîtrise des émissions de CO2 pour les transports (pistes cyclables, bus électriques…). Pour satisfaire au cahier des charges, la Ville Verte Mohammed VI intégrera également les normes d’une gestion responsable de l’eau tels que le double circuit avec eau potable-eaux grises, stockage des eaux de pluie et recyclage des eaux usées. S’étendant sur une superficie de 650 hectares, la future cité prévoit l’usage des techniques de valorisation des déchets par les filières appropriées et le recours aux énergies renouvelables et propres (éolienne, solaire, biomasse), a indiqué M. Terrab. Au cœur de ce projet, a-t-il relevé, l’Université Mohammed VI polytechnique constituera un fleuron national fonctionnant selon une démarche privilégiant la recherche-développement autour de pôles d’excellence et tissant des partenariats avec les universités nationales et étrangères les plus prestigieuses. La Ville Verte Mohammed VI sera construite autour d’une coulée verte s’intégrant au tissu urbain de la ville de Benguérir, selon la même source.

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