Epargne institutionnelle : 95,6 milliards de DH

Le système de prévoyance sociale au Maroc demeure, à l’unanimité des observateurs, étroit et hétérogène. Il se caractérise notamment par «une faible couverture institutionnalisée des risques». Seuls les salariés du secteur organisé en profitent. Il faut dire que si des mesures, sur le plan de la gestion financière, sont susceptibles d’atteindre leurs objectifs, celles inhérentes aux contraintes de développement et de croissance dépendent d’une meilleure articulation du binôme croissance et protection sociale. Par ailleurs, un rapport de la Banque Centrale du Maroc dresse un bilan de la situation financière des fonds gérés par les entreprises d’assurance et les organismes de retraite et de prévoyance durant l’exercice 2001.
A travers le document, on apprend que ces fonds ont enregistré un certain accroissement, sur la base des résultats affichés en 1999. C’est ainsi qu’ils s’élèvent à 95,6 milliards de DH en 2001. Ce qui se traduit par une augmentation de l’ordre de 5,3 milliards de DH par rapport à 1999.
Quant aux provisions additionnelles des établissements gérés par la Caisse de Dépôt et de Gestion, notamment la Caisse Nationale de Retraite et d’Assurance (CNRA) et le Régime collectif d’allocation de retraites (RCAR), elles se sont fixées à 21,3 milliards. Par conséquent, il a été relevé un flux positif de 2,1 milliards, sans grands changements par rapport à l’exercice précédent. Pour le rappel, la RCAR est un organisme soumis à un régime financier qui combine la capitalisation et la répartition. Par ailleurs, selon un rapport du Bureau International du Travail (BIT), repris par une des éditions du Centre Marocain de Conjoncture, il apparaît que «la situation financière de la RCAR est satisfaisante à long terme (jusqu’en 2004). Le régime serait excédentaire et ses réserves évolueraient positivement». Pour sa part, le rapport de Bank Al-Maghreb note que «les provisions techniques des sociétés d’assurance se sont établies, quant à elles, à 46,6 milliards de DH, affichant une hausse de 3,5 milliards, au lieu de 3,8 milliards en 2000».
Une des nombreuses questions soulevées par ce même support reste celle de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Cette dernière a dégagé des disponibilités d’un montant de 14 milliards de DH. Ce qui revient à une diminution de l’ordre de 745 millions de DH par rapport à l’exercice précédent.
Côté commentaire, les rédacteurs du document reconnaissent que le plan d’action en matière de restructuration, initié par l’établissement et le gouvernement, «devrait permettre l’amélioration de la situation de cette institution en assurant l’équilibre du régime, qui connaît des déficits au titre des prestations à long terme, telles la retraite et l’invalidité».
Les estimations portent également sur les mesures pouvant être envisagées dans le cadre de ce programme de mise à niveau. Les résultats du prochain exercice permettront de voir quelle sera la portée des actions menées.

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