Eqdom : Le doute est écarté

L’ONA et la SGMB viennent de reprendre de nouveau leurs négociations portant sur la cession des 36,59% du capital d’Eqdom détenu par la SNI. Ils mettent ainsi fin aux diverses interprétations hasardeuses qui ont enclenché un mouvement de frénésie des petits porteurs sur le marché et qui a entraîné une flambée du cours et par là même, la suspension dès lundi dernier (4 février), sur demande du gendarme du marché, le Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), la cotation du titre.
Cette situation rappelle, à ce détail près, celle qu’avait connue la valeur du titre au courant du dernier trimestre de l’année 2001. A cette époque, la rumeur qui avait sévi a fait porter l’action au-delà de la barre des 500 DH pour s’installer à un peu moins de 488 DH, dès l’arrêt des négociations en début d’année. Le cours du titre a franchi cette fois-ci le cap des 600 DH accumulant une performance soutenue depuis le début de l’année. Le présent fait sème, encore une fois, le doute sur les pratiques boursières qui sévissent au sein des temples de la finance de la place casablancaise et pose avec une acuité pressente, la nécessité d’informer fidèlement et objectivement, nombre d’intervenants non avertis sur la pertinence et les conséquences de telles informations. En effet, l’illusion qu’une opération de ramassage (le cas d’un groupe désirant assurer le contrôle d’une société cotée ), en souvenir du bon vieux temps, sera amorcée, juste après l’aboutissement de l’opération de cession, s’est vite installée dans l’esprit de nombre de petits porteurs affichant l’intérêt de profiter d’une prise de bénéfice spontanée.
Cette agitation a d’ailleurs provoqué une avalanche d’ordres d’achat au prix de marché tirant ainsi la valeur du titre à la hausse. La reprise de la cotation d’Eqdom vendredi, 8 février a dissipé l’ombre entourant cette affaire. Par l’amorce et le souhait de faire aboutir cette transaction, le groupe ONA, affiche sa volonté de se recentrer sur ses métiers de base avec toutefois, «effet de mode oblige», un penchant pour le secteur des technologies de l’information.

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