EQDOM, plus d’équilibre

Intégrant le Groupe ONA Depuis 2000 suite a la prise de contrôle de la SNI par ce dernier, EQDOM n’échappe pas aux problèmes liées aux secteurs. Parmi lesquelles on trouve la problématique du TEG maximum (Taux Effectif Global). « Ce Taux Effectif Global tel qu’il est défini par les Autorités Monétaires pénalise les sociétés de crédits à la consommation » souligne un analyste.
En effet, contrairement aux banques et qui peuvent s’accommoder de ce TEG maximum qu’elles sont loin d’atteindre, en raison de la nature de leur activité, ou de la facilité d’accès à des ressources peu onéreuses, les sociétés de crédits a la consommation enregistrent de semestre en semestre une érosion de leur marge d’intermédiation.
Cependant, malgré ce problème EQDOM a su gagner des parts de marché dans un contexte caractérisé par une intensification de la concurrence ainsi elle affiche le coefficient d’exploitation le plus bas du secteur soit 22,8 % en 2000. De même il faut signaler que malgré le ralentissement de la production, l’entreprise à dégager en 2000 un résultat de 122,8millions de DH soit une légère hausse de 1,2 par rapport à 1999. Ainsi un analyste de la place nous déclare que la rentabilité financière d’EQDOM se situe à un niveau satisfaisant, soit 15,9 % en 2000, bien qu’en baisse continue depuis 1995. Parralellèment les analystes de Wafa Bourse estiment que la production d’EQDOM devrait progresser de 5 % en 2002. Toutefois, malgré la volonté de la société de privilégier un développement sain de son encours, la société devrait subir à court et moyen terme les effets de l’assainissement de son réseau de revendeurs ainsi que les accords signés avec les finances pour limiter le surendettement des fonctionnaires. Il faut rappeler qu’au cours des deux derniers exercices, EQDOM a enregistré une forte croissance de ces créances et souffrance, soit +50 % en décembre 1999 et +31 % en 2000. Le taux de contentieux a ainsi été porté au niveau de 1996, soit plus de 11% .
Sur le plan boursier le titre EQDOM présente les niveaux de valorisation les plus faibles en termes de performance 2001 ainsi qu’en termes de rendement du dividende. Par ailleurs il faut souligner que les sociétés de financement exercent des métiers très différents et fortement spécialisés ayant leur spécificité propre au sein du secteur.
En effet, à cause ou grâce à la concurrence, les sociétés de financement devront faire face dans un avenir proche à la nécessité de réaliser des économies d’échelle, en raison du resserrement des marges et devront par ailleurs se doter de moyens supplémentaires en termes de formules proposées, de compétences humaines, de conseils et d’ingénierie.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *