Espagne : des agences immobilières soldent des logements

Le réseau de franchise Re/Max a décidé de solder 1.060 logements et parkings du 8 au 31 janvier, période légale de soldes en Espagne, avec des rabais moyens de 10.000 euros par propriété, ou 4%. «Ce sont des soldes au sens légal du terme», a déclaré vendredi à l’AFP le directeur de Re/Max, Javier Sierra. Sur un réseau de 105 agences franchisées en Espagne, 68 participent à l’opération. «Ce sont les propriétaires (qui donnent leur bien en mandat exclusif) des logements qui acceptent de participer à l’opération», a-t-il ajouté. Leur intérêt réside, selon lui, «dans la possibilité de vendre plus rapidement et plus sûrement». «Le marché est en train de subir une correction, il est plus difficile de vendre», a expliqué M. Sierra. D’après Re/Max, même si une bonne partie des logements proposés sont des résidences secondaires, on trouve de tout. «Nous en avons à Madrid, à Barcelone, sur les côtes», a ajouté M. Sierra. L’ensemble du réseau dispose en mandat exclusif d’environ 5.000 offres, c’est donc plus de 20% du portefeuille qui est soldé et environ 40% du portefeuille des agences concernées.
L’intérêt pour les agences est de se positionner face à un avenir qui peut être incertain. «Si la correction immobilière est très forte, et débouche sur une crise, la moitié des agences immobilières pourraient disparaître», selon M. Sierra.
«Le marché des agences va devoir s’épurer, quelques agences qui ont vu le jour en plein boom immobilier connaîtront des problèmes», selon AtisReal, une société de consultants immobiliers, citée vendredi dans le quotidien Expansion. «C’est un coup publicitaire très intelligent, mais cela porte sur un nombre minuscule de logements par rapport à l’ensemble du marché», a tempéré Angel Garray, adjoint au directeur de l’association de consommateurs Ausbanc. «En revanche, d’un point de vue symbolique, ça peut indiquer que nous arrivons en fin de cycle», a-t-il déclaré. «Beaucoup d’agences n’ont pas de structure solide car elles se sont montées au moment où tout se vendait. Or, désormais, si les prix ne baissent pas, en revanche, les logements sont beaucoup plus longs à partir», ajoute-t-il.

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