Et le financement ?

La formation continue est toujours la bienvenue à condition qu’elle ne plombe pas notre trésorerie. C’est souvent, le leitmotiv qu’on entend chez plusieurs chefs d’entreprises lorsqu’on aborde avec eux ce sujet.
Certes, ils sont conscients que la rentabilité de leurs ressources humaines dépend en grande partie des efforts menés en termes de formation professionnelle continue. Mais, force est de constater le financement constitue un handicap pour les patrons qui veulent franchir le cap. Prenons l’exemple d’une petite unité industrielle dont l’ambition est d’instaurer un système de qualité ou de mettre en place de nouveaux procédés en matière de production.
Une telle démarche ne peut réussir sans assurer une formation de haut niveau à ses collaborateurs qui veilleront à la mise en place de tel ou tel nouveau système et son suivi. Sans formation, une entreprise ne peut prétendre à cet objectif. C’est un investissement de taille qui nécessite des moyens financiers importants. Comment alors une petite unité industrielle peut se permettre un tel investissement dans les temps qui courent, alors qu’elle manque et souffre du manque de soutien ? Pas besoin d’être un spécialiste pour dire qu’en termes de coûts, la formation continue constitue un fardeau pour plusieurs de nos entreprises. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Recourir à des externes nécessite des montants qui peuvent aller au-delà de 100.000 DH. C’est pour cette raison que les programmes de formation se comptent sur le bout des doigts dans les petites et moyennes structures. Recourir à un crédit ne règle pas pour autant le problème. Heureusement que l’OFPPT (Office de la formation professionnelle et la promotion du travail) met à la disposition des entreprises des cycles de formation pour le compte des collaborateurs des entreprises. C’est ce qu’on appelle les contrats spéciaux de formation (CSF). Ces cycles sont remboursés par l’Office. Auprès de l’OFPPT, on indique que le remboursement des actions de remboursement est couvert à 70% lorsque les actions de formation programmées et 40% pour celles non planifiées. Là encore, plusieurs chefs d’entreprises estiment que le système actuel ne répond pas à leurs attentes. Ils citent à titre d’exemple le retard enregistré en matière de remboursement.
Toutefois, il y a lieu de dire que des efforts sont menés par l’OFPPT pour satisfaire les besoins des opérateurs économiques. Pour 2003, on affiche de grandes ambitions : mobilisation optimale des moyens humains et techniques, révision du système de formation et adaptation des cycles de formation par rapport à l’évolution du marché de l’emploi. Tout un programme.

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