Événement : Cadrage : Désir de changement

Hassan Chami rempilera-t-il pour un deuxième et dernier mandat comme patron des patrons ? Difficile de livrer un pronostic tant la bataille est serrée entre le président sortant et les deux autres challengers Adnane Debbagh et Mourad Belmaâchi. Résultat : Hassan Chami n’est plus sûr de rien. Ce qui semblait au début être pour lui être une simple formalité devenait de plus en plus difficile au fil de la campagne électorale. Jusqu’à la veille du scrutin qui se déroule jeudi 19 juin  à 15 heures au club de la banque populaire à Casablanca, les observateurs prévoyaient des résultats ric-rac pour les deux principaux rivaux, M.M Chami et Debbagh. Le suspense jusqu’au bout.
Ce retournement de situation est dû certainement au désir de changement éprouvé par une bonne partie des membres de la CGEM.
En privé, ces derniers ne cachent pas leur intention de voir administrer une bonne dose de rajeunissement aux instances de la CGEM. Cette ambition est incarnée justement par Adnane Debbagh qui a pour lui essentiellement d’être jeune et par conséquent de symboliser la jeune garde qui aspire à prendre du grade.
Celle-ci réussira-t-elle à prendre le pouvoir à la vieille garde représentée  par Hassan Chami et ses proches collaborateurs ?  
Cette élection met donc en scène le combat entre deux générations. La génération Chami qui met en avant son expérience et celle de Debbagh-Belmaâchi qui symbolise  une certaine volonté réformatrice. Qui de l’une et de l’autre aura le dernier mot ?
En vérité, de larges pans de la CGEM veulent voir les visages nouveaux succéder à ceux qui sont aujourd’hui aux commandes ou qui tirent les ficelles dans les coulisses. Les partisans de la rupture appellent de leurs vœux l’émergence d’une CGEM qui soit en phase avec les énormes défis économiques qui assaillent le pays. S’ils ne nient pas le travail positif accompli par Hassan Chami et son prédécesseur, ils souhaitent ardemment que la confédération sorte du système de cooptation des présidents qui, à leurs yeux, se recrutent dans un même cercle. Celui qui règne sur la CGEM depuis des lustres. Il est vrai que les dirigeants de la CGEM ne sont pas forcément les gros investisseurs du pays. Certains d’entre eux, dont la fortune est faite, n’ont pas investi un sou depuis plusieurs décennies. Mais pour qu’émerge une nouvelle ère à la CGEM, il faut aussi que les hérauts du changement assument leurs responsabilités en prenant un peu plus les devants et en imposant un véritable débat à l’intérieur des instances de la CGEM sur les réformes à mener et les réglages à faire. Le changement ne se décrète pas. Il ne se réalise pas non plus par procuration.  
Chacun des candidats a dû affûter ses arguments pour convaincre les électeurs de voter pour lui.

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