Événement : Le nouveau portail du Maroc

Événement : Le nouveau portail du Maroc

Le Premier ministre Driss Jettou a lancé le portail national www.maroc.ma, lundi17 avril 2006 à Rabat en présence de plusieurs membres de son gouvernement et notamment ceux concernés, de près, par cette initiative, partie intégrante de la stratégie "E-Maroc".
Le portail national se décline en deux grandes parties structurantes: une partie actualité embrassant tout ce qui touche au Maroc dans divers aspects et une deuxième partie dédiée aux services. Cette seconde composante ambitionne de servir aussi bien les citoyens marocains ayant désormais accès à la manière de mener à bien des centaines de procédures administratives, que les investisseurs étrangers désireux de s’établir au Royaume.
Le portail "Maroc.ma", décliné en plusieurs langues, est hébergé et géré par le ministère de la Communication alors que la structure de pilotage de tout le projet est placée sous la direction du ministère des Affaires économiques et générales qui a hérité des compétences du SEPTI (ex-secrétariat d’Etat à la Poste et aux Technologies de l’information).
Ce projet a coûté une enveloppe budgétaire de 2,8 millions DH, selon Rachid Talbi El Alami, financée par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social.
Il a réuni plusieurs partenaires dont Maroc Telecom, Microsoft et les départements ministériels directement concernés, le tout étant sous supervision de la Primature. Toutefois, si cette initiative est l’une des premières et grandes concrétisations de la stratégie "E-Maroc", elle n’est pas à l’abri des critiques des usagers comme des professionnels.
Le contenu, notamment, présente de multiples "défaillances". Une bonne partie a été "empruntée" au site du ministère de la Communication (www.mincom.gov.ma), mais sans la mise à jour nécessaire dans ce genre de cas. "Maroc.ma", dans plusieurs rubriques, reproduit des informations "périmées" comme c’est le cas pour la nouvelle numérotation pour la téléphonie fixe. Alors que dans la rubrique "infos pratiques", on rencontre plus grave encore : des coordonnées de ministères et de départements qui n’existent plus comme le ministère des Droits de l’Homme. 
En résumé, on a le sentiment d’un manque d’harmonie entre plusieurs rubriques et parties du contenu. La "ligne" n’y est pas et l’on pourrait en arriver à regretter, momentanément, le site www.mincom.gov.ma qui sera mis en veilleuse pendant quelques semaines, le temps d’une mise à jour de fond en comble.

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