Événement : Pêche : baisse en volume, hausse en valeur

Au cours du premier semestre 2006, la production nationale de la pêche côtière et artisanale a enregistré une baisse de 9 % en volume et une augmentation de 4 % en valeur, par rapport à la même période pour l’année dernière. Une récente note de conjoncture, établie par l’Office national des pêches (ONP), révèle que cette production s’est élevée à 266.120 T pour une valeur de 1,623 milliard DH. «La diminution en volume s’explique, principalement, par le recul des débarquements de la sardine dont le démarrage de la campagne a connu un retard», indique cette note de conjoncture. Quant à la valeur, «elle a enregistré une augmentation sensible, due notamment à l’importance des débarquements de l’espadon au niveau du port de Tanger et à l’amélioration du prix moyen de la sardine, dont une grande partie a été orientée vers les destinations les plus valorisantes : industries de congélation et de conserve ainsi que la consommation».
Dans cette production, la part de la côte Atlantique représente 90 % du volume et 89% de la valeur de la pêche côtière et artisanale nationale. En comparaison avec le premier semestre 2005, les débarquements dans cette zone ont chuté de 13 % en volume pour une hausse de 1 % en valeur.
Le port de Dakhla arrive en tête en matière de production (Voir encadré).
Pour les ports de Tan Tan et Laâyoune, ils représentent 56 % du volume global de la pêche côtière et artisanale et 22 % de la valeur. Ces deux ports ont enregistré une production de près de 149.000 T pour une valeur de 352 millions DH, soit une perte de 5 % en volume contre un accroissement de 6 % en valeur. S’agissant des halles de la côte méditerranéenne, les débarquements se sont élevés à 25 636 T pour une valeur de 177 millions DH. Une production qui représente une part de 10 % du volume global de la pêche côtière et artisanale et de 11% de sa valeur. «Comparés à la même période de l’année précédente, ces débarquements ont connu une augmentation de 39 % en volume et de 35 % en valeur, redevable à l’importance des débarquements pélagiques, notamment le chinchard au niveau des ports de M’diq et de Nador, et l’espadon au niveau du port de Tanger», selon la même source.
Cette production a été destinée essentiellement (80 %) à deux branches, « consommation » et « conserve ». Pour le segment de la congélation, il a enregistré une hausse de 11 % par rapport au premier semestre 2005. Et ce grâce au « développement qu’a connu cette branche des industries de valorisation des produits de la pêche et qui constitue désormais une destination de plus en plus viable, dont la croissance se fait au détriment des industries de la farine et huile de poisson ». Il faut dire que ces industries ont chuté de 60 %, ne représentant ainsi que 11 % des débarquements. 

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