PROMO ALM
PROMO ALM

Exportation : Cap sur l’Afrique de l’Ouest

Exportation : Cap sur l’Afrique de l’Ouest

A l’initiative de l’Asmex, la rencontre sur le thème du commerce et du transport entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest a fait salle comble mercredi dernier à Casablanca. En présence du ministre du Commerce extérieur ainsi que des partenaires du CMPE et des opérateurs maritimes, Abdellatif Bel Madani a ouvert les débats en dressant l’état des lieux des flux commerciaux entre le Maroc et ces pays qui entretiennent en général de bons rapports politiques avec le Maroc.
Mais, lance-t-il d’emblée, «force est de constater que notre commerce extérieur avec l’Afrique subsaharienne en général et l’Afrique de l’Ouest en particulier, n’est pas encore à la hauteur des potentialités existantes». Les chiffres attestent bien ce constat : en 2003, le volume des échanges du Maroc avec cette partie du continent représente à peine 2,5% du volume global des échanges du Royaume avec l’extérieur.
Aussi, de 1997 à nos jours, ce volume des échanges n’a pratiquement pas varié. Parmi les contraintes énumérées par le président de l’Asmex, figure en bon ordre, le cadre juridique des échanges, lequel «a subi un retrait substantiel depuis la création de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et non signature de l’accord entre le Maroc et cette région». Les opérateurs citent aussi une concurrence exacerbée rencontrée par les produits marocains dans cette région, de la part des produits asiatiques et européens, fortement soutenus par des subventions et un par un système de financement et d’assurance efficient.
Poursuivant, M. El Madani stigmatise au passage les faiblesses de la promotion commerciale du Maroc, tant institutionnelle que celle opérée par les entreprises elles-mêmes.
Une situation que regrette aussi Mehdi Mimoun, directeur des études et de la coordination sectorielle au ministère des Affaires étrangères. Les 17 ambassades marocaines disséminées un peu partout dans l’Afrique subsaharienne voudraient voir plus d’hommes d’affaires marocains, plus de missions de prospections. Ce qui n’est pas le cas, à l’exception du Sénégal où la RAM s’est engagée dans Air Sénégal International, du Niger avec Managem, de la Guinée avec les BTP et du Mali où il y a un projet d’opération bancaire. D’autres intervenants comme Ali Alaoui, secrétaire général du CMPE, évoque un bilan quantitatif sur la dernière décennies (350 entreprises marocaines ont été à la prospection) tout en imputant le retard pris dans l’envol des volumes d’échanges à plusieurs obstacles remportés sur le terrain.
Pour sa part, le ministre du Commerce extérieur, après avoir rappelé la visite royale effectuée récemment dans ces pays, visite où l’Economique avait une place de choix, rappelle l’urgence du moment : la ratification de l’accord commercial avec l’UEMOA. En l’absence de celle-ci, le taux des droits de douane appliqué est au régime commun. «Si l’accord était signé, il en résulterait une réduction tarifaire partielle de 50% des droits de douane et des taxes d’effets équivalents pour deux listes de produits.» L’accord en question s’attaque au domaine des barrières non tarifaires et comporte des dispositions visant l’encouragement des investissements et la promotion du partenariat, utile dans cette région qui représente 23% des échanges du Maroc avec l’Afrique.
Le ministre rappelle que «le Maroc oeuvre actuellement avec insistance auprès des gouvernements des huit pays concernés à l’activation du processus de signature et de mise en oeuvre de l’Accord commercial et d’investissement paraphé depuis 2001 par le Maroc mais non encore adopté par le Conseil des ministres des pays de l’UEMOA. Une série d’autres accords bilatéraux sont en cours de discussions dans le continent et concernent des pays comme le Gabon, ainsi que des protocoles de facilitation des échanges commerciaux avec le Nigeria, le Liberia, la Zambie…etc. Il n’est toutefois pas question, précise M. Mechahouri en réponse aux doléances d’un opérateur, de financer directement les missions de promotion. «Le gouvernement qui finance déjà le CMPE, ne peut pas tout faire.». Une précision qui a le mérite d’être claire.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *