Exportations : insuffisantes depuis 2000

Exportations : insuffisantes depuis 2000

Jeudi dernier, «la caravane 2005 de l’exportation» faisait escale à Tanger. A cette occasion un petit point de presse fut organisé avec notamment la présence de Mustapha Mechahouri, le ministre du Commerce extérieur, et Brahim Dahbi, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Tanger. A l’ordre du jour : l’insuffisante évolution des exportations marocaines durant la période 2000-2004. En effet, les produits ayant transité vers l’extérieur n’ont pas dépassé une moyenne de 3,6%, alors que le plan de développement économique tablait, pour cette même période, sur un taux de croissance de 6,5%. Pour le ministre précité, les causes de cette contre-performance tiennent notamment à l’érosion progressive de la compétitivité des produits nationaux, la transformation irréversible de la configuration des marchés extérieurs et l’irruption sur le marché mondial de pays désormais compétitifs commercialement tels la Chine, l’Inde ou la Turquie.
Du coup, estime M. Mechahouri, un redéploiement du commerce extérieur marocain s’impose. Il devra s’articuler particulièrement autour d’une nouvelle approche promotionnelle des exportations, l’amélioration de la compétitivité de l’offre exportable et l’adaptation de cette offre à la demande des marchés extérieurs.
Dans le même ordre d’idées, le ministre a rappelé la politique d’ouverture de l’économie nationale et les accords de libre-échange conclus avec plusieurs pays (Union Européenne, Turquie, Etats-Unis, Jordanie, Egypte…). Et de préciser que cette ouverture est à même de permettre aux exportateurs nationaux de consolider leur présence commerciale à l’extérieur et partant, d’élargir leurs marchés. En concertation avec les opérateurs à l’export et notamment le CMPE (Centre marocain de promotion des exportations) et l’ASMEX (Association marocaine des exportateurs), le ministère du Commerce extérieur veillera, dans le cadre de cette stratégie de redéploiement, à l’amélioration de la compétitivité de la production nationale, la refonte de l’approche commerciale au niveau des marchés extérieurs.
Objectif : mieux défendre les intérêts de la production nationale à l’étranger. Et le ministre de rappeler aussi que son département veille depuis 2003 à soutenir les opérateurs à l’export et leurs associations, à l’image même du programme d’assistance technique aux entreprises désireuses de se constituer en consortium d’exportation. De son côté, le président de la Chambre de commerce tangéroise a plutôt imputé la baisse des exportations à des facteurs d’ordre logistique et notamment aux tarifs portuaires assez élevés. En revanche, M. Dahbi estime très compétitifs les atouts du Royaume dans certains secteurs comme celui du tourisme, ou encore celui des nouvelles technologies de l’information qui reste potentiellement attrayant pour ce qui est des délocalisations (centres d’appels par exemple).
Enfin, les quelques professionnels présents à cette rencontre ont également pris la parole.
Leurs interventions ont principalement porté sur les différentes difficultés rencontrées au niveau de leurs opérations d’exportation. Là encore, ce sont les infrastructures de logistique au niveau des ports qui sont pointées du doigt. Mais aussi la hausse des prix du carburant et le problème très préoccupant des candidats à l’immigration clandestine. A leurs doléances, le ministre s’est montré rassurant et prometteur quant à apporter des solutions adéquates à tous ces problèmes qui entravent le développement des exportations marocaines.

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