Face au diktat du marché étranger

Aujourd’hui le Maroc : Depuis combien de temps, le secteur a-manifeste-t-il sa colère ?
M. Zaihidi : La question a été soulevée depuis cinq ans et la situation va en s’aggravant au niveau de l’endettement du secteur. C’est un secteur qui demande beaucoup de capitaux en investissement. Pour être compétitif face à la mondialisation, les PME doivent énormément investir. A l’heure d’aujourd’hui, près de 20% des petites entreprises ont disparu et autant sont en difficulté. Les grandes structures s’accaparent plus de 70% des exportations. Conséquence directe du libéralisme, car notre secteur travaille à l’export et reste confronté aux marchés étrangers. Les prix de ventes baissent tandis que les coûts ne cessent d’augmenter. L’investissement est permanent pour une activité qui utilise essentiellement pour l’emballage et le conditionnement la matière plastique.
Qu’en est-il de l’endettement ?
C’est l’un des volets les plus important de la crise actuelle. Il touche près de 40% des petites entreprises. Certaines régions du pays comme Oualidia et Casablanca ne font plus d’exportation, et c’est essentiellement la zone sud qui continue tant bien que mal. C’est la conception même de l’agriculteur qui pose problème. En effet, ce dernier n’est pas considéré comme une entreprise, à laquelle s’applique les dispositions du code du commerce en cas de cessation de paiement. L’impact social y est moindre puisque c’est surtout la continuation de l’exploitation qui est visée.
Quelles solutions préconisez-vous pour l’instant ?
Nous proposons discuter pour un véritable soutien, particulièrement en matière des taux d’intérêts. Le secteur de l’agriculture doit connaître un vrai mouvement de coopération, de soutien en matière de vulgarisation scientifique et technique. Par ailleurs, les solutions peuvent émaner du secteur lui-même. Par exemple, l’OCE, ses fonds de départ ont été perçus sur les revenus des agriculteurs. Aussi, une redistribution peut contribuer à alléger une partie du problème.

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