Fathallah Berrada, président de la Bourse de Casablanca

Fathallah Berrada, président de la Bourse de Casablanca

Désormais, c’est Fathallah Berrada qui chapeautera la Bourse de Casablanca. Ce nouveau président de directoire a débuté sa carrière en France  où il a fait ses études en audit et organisation  pendant plus de quatre années, avant d’opter pour l’expertise comptable.
Après sa rentrée au Maroc, M.Berrada intègre la compagnie financière d’investissement qui est devenue, ensuite, Wafa Invest. «J’ai gravi tous les échelons jusqu’à être nommé Secrétaire Général de Wafa Invest, à l’époque filiale de l’ex-Wafabank », spécifie M. Berrada. Par ailleurs, Fathallah Berrada participe activement à l’organisation du marché des capitaux à Wafa Invest avant d’intégrer une autre filiale du même groupe, Wafa Cost, pour la diriger.
Le parcours de l’actuel président du directoire de la place boursière a été notamment marqué par la politique de mise en place des bons de privatisation, en concertation avec le ministère des Finances. L’étape suivante, pour M. Berrada a été d’ailleurs cruciale puisqu’elle sera le tremplin vers une «nouvelle dimension et une orientation nouvelle», telle que la décrit M. Berrada, et qui est relative à sa décision de créer sa propre entreprise, qui existe d’ailleurs depuis une dizaine d’années sur le marché, et est spécialisée en conseil financier. Conscient que ce n’est pas chose aisée d’avoir à gérer un organisme d’un tel poids et auquel sont assignées autant de perspectives, M. Berrada se dit un «homme de défi, et c’est pourquoi cette dimension de changement et d’accompagnement du marché de capitaux avec toutes ses composantes est la plus excitante dans ce challenge ».  Aussi, M. Berrada estime, à juste titre d’ailleurs, la valeur de la Bourse de Casablanca dans l’économie marocaine. A ce sujet, il déclare que «c’est une structure qui a fait ses preuves depuis 1994, et qui a su s’imposer. C’est pourquoi, il faut qu’elle franchisse une nouvelle étape avec le lancement de nouveaux produits de marché, et qu’elle puisse communiquer davantage». Et d’ajouter qu’il mettra «tout en œuvre pour redonner un nouveau souffle au marché boursier et s’inscrire dans une logique de recrutement d’épargnants ».  Dans ce contexte, M. Berrada pense que la place casablancaise a encore du chemin à faire pour ce qui est de l’attrait à présenter aux entreprises. «Compte tenu du dynamisme de l’économie marocaine, la bourse devrait normalement comprendre quelque 200 ou 300 entreprises. Étant donné que nous avons, à présent, tous les ingrédients réunis pour réussir, nous devrions être en mesure d’attirer, de communiquer et d’informer les investisseurs potentiels, sans oublier le fait d’être au service des sociétés de bourse qui sont nos grands partenaires», conclut M. Berrada.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *