«Favoriser l’entreprenariat»

ALM : La période pré-électorale touche à sa fin. Plusieurs chefs d’entreprise attendent des mesures concrètes de la part du prochain gouvernement pour relancer l’investissement. Selon vous, quelle doit être la nature de ces dispositions ?
Soumia Benkhadra Idrissi : Je crois que les attentes des opérateurs économiques, quel que soit leur domaine d’intervention, par rapport au futur gouvernement sont identiques. Le prochain Exécutif doit s’atteler en priorité à la promotion des investissements, aussi bien locaux qu’étrangers. Dans l’état actuel des choses, les entreprises, qu’elles soient des PME-PMI ou de grandes structures, sont handicapées par le fardeau de la fiscalité. Je tiens à signaler ici que les opérateurs qui investissent sont des personnes qui croient dans leur pays. En l’absence d’un système transparent, je crois qu’il est difficile d’entreprendre. D’où la nécessité de revoir la fiscalité. Cela permettra aux entreprises nationales d’être plus compétitives par rapport à la concurrence internationale.
Que pensez-vous des programmes économiques des partis politiques en lice dans les élections législatives ?
Pour être honnête avec vous, je m’intéresse particulièrement à trois formations politiques. J’ai pu avoir une idée sur leurs programmes économiques. Quant aux autres partis, je n’y approuve pas un intérêt particulier. Cela ne veut pas dire que je ne voterai pas. C’est une responsabilité citoyenne.
Une chose est sûre : je voterai pour des candidats jeunes dans la mesure où ils reflètent la nouvelle génération du pays. C’est peut-être une erreur.
Concernant toujours les programmes économiques, force est de constater que cette composante essentielle ne fait pas malheureusement partie de la culture politique. J’ai remarqué que ce volet ne figure pas dans les débats lors de cette campagne. Celle-ci, je tiens à le dire, manque de ténacité.
Votre évaluation du bilan économique du gouvernement Youssoufi…
On a porté beaucoup d’espoir sur le gouvernement d’alternance sur le plan économique. Les milieux d’affaires sont restés sur leur faim. Je crois qu’on a accordé beaucoup plus d’importance à la personnalité du Premier ministre qu’à l’action de son gouvernement. Les déclarations de bonnes intentions ne se sont pas traduites sur le terrain.

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