Fayçal Mekouar: «Le secteur privé doit structurer sa dynamique»

Fayçal Mekouar: «Le secteur privé doit structurer sa dynamique»

Entretien avec Fayçal Mekouar, vice-président de la CGEM

La structuration devrait se faire à travers une démarche sectorielle prenant en considération à la fois  la spécificité des secteurs sur un plan régional  et la taille de l’entreprise.

ALM: La CGEM signera dans le cadre de la COP la déclaration des patronats. Quelles sont les grandes lignes de cet engagement?

Faiçal Mekouar : En effet, la déclaration va être signée le 16 novembre. Notre objectif est de rassembler 50 patrons du monde si ce n’est plus autour d’un engagement commun, à savoir le renforcement des capacités à l’accès au financement  et aux mécanismes simples  qu’il faudra mettre en place ainsi que  l’engagement sur un tarif prix carbone. Ce sont les engagements sur lesquels nous sommes en train de travailler avec nos homologues pour arriver à cette déclaration. Il est temps pour le secteur privé de structurer  et organiser sa dynamique.

La structuration devrait se faire à travers une démarche sectorielle prenant en considération à la fois  la spécificité des secteurs sur un plan régional  et la taille de l’entreprise. Nous mettons en place un point focal au niveau de chaque fédération sectorielle. Ces fédérations travailleront en collaboration avec l’ensemble  des composantes de la CGEM pour accompagner secteur par secteur et région par région en vue d’apporter l’assistance nécessaire au niveau des différents secteurs en matière de changement climatique.

La COP est aujourd’hui à son 4ème jour. Où en êtes-vous en termes de négociations ?

Je pense qu’il est encore tôt d’avoir une restitution par rapport aux  négociations. Mais ce que je peux vous dire c’est que nous nous préparons en tant que secteur privé à s’approprier tous ces processus de négociation pour qu’on puisse comprendre  les enjeux et les réglementations à venir. Sur ce point, nous devons s’inscrire dans une démarche d’anticipation.

Que pouvez vous nous dire à propos de la dernière initiative lancée par la CGEM, concernant vos actions pour le climat ?

L’initiative Entreprise Climat est   l’aboutissement de plus de deux décennies d’engagements en faveur du climat. Cette initiative vient couronner le travail entrepris par la CGEM depuis 1994. L’initiative Entreprise Climat est importante pour nous. Elle s’inscrit dans une action à long terme. Le travail que nous engageons dans ce sens n’a pas pour finalité de s’arrêter à la fin de la COP.  Notre objectif est de continuer à sensibiliser l’entreprise par rapport aux défis qui l’attendent dans le cadre du changement climatique. Nous nous intéressons particulièrement à la TPME. Du fait que ces petites structures n’ont pas toutes les ressources et moyens  que  pourrait avoir une grande entreprise structurée et organisée. La formation est l’une des priorités aussi car l’intégration des défis climatiques dans le plan de développement d’une entreprise nécessite avant tout les ressources et les capacités adéquates.

L’initiative vise également l’accompagnement des entreprises pour réussir leur adaptation aux changements climatiques.

Peut-on dire que l’entreprise marocaine est préparée pour cette transition climatique ? 

Nous observons aujourd’hui une mutation. Un changement de paradigme est en train de s’opérer et qui offre d’énormes opportunités aux entreprises.  En tant que représentant du secteur privé, notre rôle est d’accompagner les entreprises dans cette transition. Cet accompagnement se fera à travers le Centre national de production propre qui tranchera dans le montage de projets éligibles au financement. Nous voulons donner la possibilité à l’entreprise intéressée à travers une assistance, non seulement pour monter son projet mais qu’il soit également recevable au niveau des bailleurs de fonds.

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