Femmes entrepreneures à l’étranger: La compétence fait leur force

Femmes entrepreneures à l’étranger: La compétence fait leur force

«Les femmes s’imposent par leur compétence». Ce credo véhiculé jeudi à Marrakech par Anis Birou lors de la signature d’un partenariat entre le ministère chargé des MRE et des affaires de la migration et l’Association des femmes entrepreneures au Maroc était palpé chez les femmes MRE ayant reçu le trophée Saphira Awards.

Une question d’adaptation selon Yasmine Bekkari

Cette co-dirigeante de la filiale Afrique d’Aswaq management et services se considère comme une femme ayant la capacité de construire.
«Le fait d’être une femme n’a jamais été un frein dans toute ma carrière. Par contre, j’ai travaillé dans des milieux masculins tout en gardant ma féminité et j’ai réussi à comprendre aussi bien le langage de femmes que celui des hommes», précise à ALM Yasmine Bekkari, qui réside à Dubai et gère ses affaires à distance. La co-dirigeante de la filiale Afrique d’Aswaq management et services ne manque pas de livrer ses regards sur la différence entre la collaboration avec les deux sexes.

«Travailler avec les hommes est compliqué mais avec les femmes c’est complexe ! C’est une question d’adaptation. Je considère que c’est ma compétence et capacité qui font que je réussisse», enchaîne Yasmine Bekkari qui dit passer sa vie à voyager entre le Maroc, l’Europe et les Émirats puisqu’elle y compte plusieurs structures à son actif. Par l’occasion, l’entrepreneure ne manque pas de rappeler quelques difficultés concernant la création d’entreprises. «Quand j’ai monté mon entreprise avec mon associée, cela nous a pris des mois et des mois quant à la partie réglementaire», souligne-t-elle en s’exprimant sur la volonté de se livrer à l’action associative.

Des affaires et du social à la fois

Yasmine Bekkari ne compte pas se contenter de ses affaires. Elle désire consacrer «du temps à la famille et au volet caritatif». Pour l’heure, la co-dirigeante de la filiale Afrique d’Aswaq management et services représente une association internationale offrant des bourses à une dizaine de jeunes marocains de 15 ans pour aller étudier dans les Collèges du monde uni (OWC)qui se trouvent de par le monde et qui prônent l’excellence et la diversité. «Nous sommes six bénévoles à procéder à la sélection des bénéficiaires sur dossier et entretien. L’objectif est de faire partir les élèves du monde entier qui ont des moyens et ceux qui n’en ont pas. Par contre ceux qui ont les moyens, leurs parents paient pour eux», précise-t-elle en estimant que l’éducation est ce qui pourra rendre le Maroc meilleur.
Si Yasmine Bekkari prône l’éducation, Mina El Kerzabi Haidara, chef d’entreprise en Côte d’Ivoire, plaide pour la cause des Marocaines victimes d’exploitation sexuelle dans ce pays subsaharien.

Chef d’entreprise et militante    

Selon Mina El Kerzabi Haidara, résidant en Côte d’Ivoire depuis 23 ans qui réussit sa carrière en affaires, le défi à relever est au niveau des réseaux de prostitution qui exploitent les marocaines. «Quand je suis arrivée en Cote d’Ivoire, les Libanaises qui y résident me posaient la question : où est-ce que vous avez rencontré votre mari ? Je ne comprenais même pas la question !», se souvient-elle en précisant que certaines familles marocaines réussissent, quand même, avec leurs enfants dans le pays qui les accueille. «Il faut aider ces filles marocaines qui ont besoin de protection», martèle Mina El Kerzabi Haidara qui rappelle sa capacité à imposer du respect par rapport à sa personne. Pour cette dirigeante, «les étrangers ont les mêmes droits que les Ivoiriens quant à la création d’entreprises». Quant aux horizons d’investissement dans son pays d’origine, Mme Haidara, également vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie ivoiro-marocaine, estime «qu’il y a beaucoup de choses à faire au Maroc!».

Conquérir l’Asie pour être utile au Maroc

Soundouss El Alami, consultante principale chez NTT Docomo, elle, a fait le choix d’intégrer le domaine des IT au Japon. «A travers mon entreprise, j’essaie d’établir un pont entre la mienne et d’autres dans des pays différents en Asie pour être d’un bon apport pour mon pays», indique-t-elle en remontant le temps. «Après obtention de mon bac en sciences maths, j’ai reçu une offre de bourse pour le Japon. Pour moi c’était une aventure et une nouvelle expérience susceptible de contribuer à mon évolution», enchaîne-t-elle.

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