Fermeture des dépôts de nuit

Le lobbying des pharmaciens pour mettre fin à l’activité des dépôts de nuit des médicaments sera-t-il concluant cette fois-ci ?
Tout porte à le croire. Du moins, si l’on se fie au JT diffusé mardi soir sur 2M.
Depuis des années, le Syndicat des pharmaciens de Casablanca a fait de ce chantier son cheval de bataille pendant des années. Il doit d’ailleurs statuer aujourd’hui sur cette question lors de son assemblée générale ordinaire. Si les pharmaciens mettent la pression sur les autorités pour la disparition des dépôts de nuit, ils restent pourtant partagés sur le mode d’indemnisation du personnel.
Deux positions se dégagent. Si une partie des pharmaciens défend l’idée, selon laquelle, l’indemnisation du personnel des dépôts doit porter sur deux mois de salaires, l’autre partie considère que c’est à la justice de statuer sur ce problème. A ce niveau, l’assemblée générale du Syndicat sera donc cruciale pour trancher sur la question des émoluments de congédiement.
Nous avons cherché à joindre la Wilaya de Casablanca pour avoir son point de vue, à propos de la fermeture des dépôts de nuit, mais sans succès. Une chose est sûre : les employés des dépôts affiliés à la CDT ne se laisseront pas faire.
Pourquoi le syndicat des pharmaciens s’obstine-t-il autant pour fermer les dépôts de nuit ? Alors, qu’ils rendent un service indiscutable à la population ? Dans cette affaire, l’enjeu commercial est dominant. Auprès du syndicat, on évalue le chiffre d’affaires réalisé par les dépôts à près trois millions de DH. Appartenant au syndicat des pharmaciens, l’ouverture de ces dépôts avait pour objectif de pallier au déficit des officines, qui n’assurent pas la vente des médicaments pendant la nuit. Il faut reconnaître qu’une minorité des pharmaciens a assuré cette prestation. L’initiative est louable même si ces points de vente n’obéissent à aucun cadre réglementaire.
Un retournement de situation s’est opéré en mai 2000, lorsque des officines ont commencé à assurer des gardes de nuit dans la Préfecture d’Anfa.
Ils ont d’abord demandé la fermeture de tous les dépôts situés dans cette zone, puis exiger l’arrêt de l’activité de tous les dépôts Casablancais. En cas de fermeture de ces points de vente, ce sont plus de 970 officines qui se partageront le gâteau. Rien n’est encore sûr pour le moment. Plusieurs observateurs s’attendent à une riposte des employés des dépôts en cas de leur fermeture. L’intervention de l’autorité est très attendue dans la mesure où c’est elle qui a ouvert l’appétit des pharmaciens.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *