Fêtes de pâques : marrakech affiche « complet »

Fêtes de pâques : marrakech affiche « complet »

En cette période de Pâques, les 34 000 lits des hôtels de Marrakech sont pratiquement tous occupés.  Hôtels classés, comme maisons d’hôtes, sont désormais obligés de refuser des demandes de réservation.  Rejeté aussi ou presque, le Kounouz Biladi n’a eu droit qu’à un seul établissement 3 étoiles, en l’occurrence le Ryad Mogador, deux quatre étoiles et aucun cinq étoiles.
L’aéroport local fonctionne à son rythme maximal avec un pic de plus de 100 vols et  de 17 000 passagers enregistrés le week-end dernier. «Pas une seule place pour monter une petite opération », indique-t-on à Fram. Même les hôtels non classés sont pris d’assaut par les jeunes touristes individualistes, adeptes des produits bon marché.  Même l’hôtel Campaville, au centre de la vive  polémique (voir p.18) sur les forfaits d’Etapes Nouvelles arbore une mine inhabituelle. Situé sur la route de Casablanca, ce 4 étoiles  lancé en 1997 et qui n’a depuis,  réussi ni à Holidays Services ni à Fram, arrive avec l’offre inespérée du TO français à ressortir la tête hors de l’eau. Juste un temps, selon les bruits de coulisses, puisque les autorités s’intéressent désormais de près à la situation de cet établissement et aux forfaits d’Etapes Nouvelles. D’après des sources bien informées, Adil Douiri, jusque-là silencieux, aurait eu un long entretien avec les responsables d’Etapes Nouvelles à fin mars. Sanss doute des demandes d’explications. Pour une fois ces pratiques dénoncées ne concernent pas  Royal Mirage ou  l’ancien établissement Sheraton dont le directeur général est souvent au pilori quand ce thème est abordé.
Bref, loin de ces murmures et loin des sentiments des uns et des autres suite à  la mise en place d’un comité de reconciliation entre hôteliers, devenu necessaire après la réelection du  bureau de l’AIH (Association de l’industrie hôtelière), les alliances  se font et se défont. Ainsi l’hôtel Jet Tour dans la Palmeraie vient se perdre l’un de ses administrateurs et dirigeants, Mestari Mekki. Tout près le Club Look voyages, aussi hermétique que peut lui donner son statut, ne désemplit pas. La tentation est grande au Tikida Garden voisin, après un divorce saignant avec Alcazar Evénément, de se lancer dans des opérations capables d’occuper la clientèle sous la torpeur des après midi. L’annonce du  quinzième anniversaire de l’établissement vient à point nommé.
Côté restauration, le Pacha est sur toutes les lèvres avec, selon nos informations, un chiffre d’affaires de 700 000 dirhams en un seul week-end. Plus petit, le bo-zin qui s’apprête à souffler sa première bougie le 27 avril prochain fait partie de ces endroits qui participent à la diversité culturelle de la ville. Concurrencé rudement mais tenant toujours bon, le Comptoir Paris Marrakech rie sous cape en voyant l’un de ses outsiders, le Jad Mahal changer d’équipe. Un nouveau départ, décidé sûrement  après un nouveau bilan. L’arrivée du printemps et la peur de rater la haute saison qui hante les promoteurs sont souvent fatals. Parmi les nombreux directeurs d’établissement remerciés, figure Jacques Vanderghen, anciennement à la Mamounia, qui quitte  l’hôtel l’Hivernage sans «regrets».

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