Financement islamique : Les banques participatives présagent d un bon avenir de leur installation au Maroc

Financement islamique : Les banques participatives présagent d un bon avenir  de leur installation au Maroc

Les patrons des banques islamiques sont déjà au Maroc et enthousiastes à l’idée de traiter avec le royaume. Lundi soir à Rabat, ils ont vivement exalté cette volonté et loué les bienfaits de cette installation pour l’économie marocaine. Et la «Faisal Islamik Bank» semble désirer être le pionnier de cette expérience dans notre pays qui lui est si chère et qu’il a déjà lancée à Londres, Doha, Qatar, Egypte, Soudan, Bahreïn et Pakistan. Un sentiment que son responsable, le prince saoudien Mohamed El Faisal, a exprimé lors d’une conférence de presse qui a démarré par la lecture de versets coraniques et a été marquée entre autres par la présence de Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des affaires générales et de la gouvernance, et d’ouléma, ambassadeurs et professionnels. «Nous espérons vraiment créer au Maroc un système économique basé sur les préceptes de la charia islamique et en assurer une bonne application», a insisté le prince, qui se rend pour la première fois au Maroc. Et d’ajouter  : «nous avons trouvé dans le royaume du Maroc des personnes qui nous ont convaincus grâce à leur ouverture d’esprit». Pour que cette implantation soit effective, il suffit de finaliser le dispositif juridique qui lui est dédié. Pour le moment, le projet de loi relatif à la finance islamique est en cours d’approbation par le gouvernement avant d’être soumis au Parlement lors de la session du printemps. Quant à son entrée en vigueur, elle est prévue au début de l’an prochain. De plus, il est prévu que deux banques islamiques obtiennent, au cours de cette année, l’accord d’ouvrir leur filière au Maroc.   
Une chose est sûre. Les banques islamiques au Maroc contribueront à insuffler une nouvelle dynamique à l’économie du pays puisque 80% des Marocains ont manifesté leur disposition à opter pour ce financement. Un constat qui a été clairement relevé par Cheikh Ibrahim Ben Khalifa, président du conseil d’administration de l’organisation de comptabilité des institutions financières islamiques au Bahreïn. Selon ses dires, la finance islamique entrera en force au Maroc dans les quelques années à venir de par sa crédibilité acquise après la crise mondiale et l’arrivée d’un gouvernement islamiste au pouvoir. Ce qui distingue ce financement c’est qu’il est étroitement lié aux actifs tangibles et basé sur le gain. Selon M. Ben Khalifa, le volume des actifs de la finance islamique dans le monde entier, qui a réalisé un taux de croissance à fin 2010, atteindra 1,8 trillion de dollars d’ici la fin de 2013, et pourrait se développer pour atteindre 3 trillions de dollars au cours de 2014.

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