Finances : le chantier de la réforme

Finances : le chantier de la réforme

C’est à Casablanca que le Conseil national de la monnaie et de l’épargne (CNME) a tenu, le mercredi 5 juillet, sa 15-ème et dernière réunion. Selon la nouvelle loi bancaire, le CNME deviendra le Conseil national du crédit et de l’épargne (CNCE). Présidée par Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation et Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, cette réunion a vu la participation des représentants des banques et de divers acteurs dans l’économie nationale. Passant en revue la situation économique et financière au cours de l’année 2005 aussi bien au Maroc qu’à travers le monde, M. Oualalou a mis l’accent, entre autres, sur l’adaptation du cadre réglementaire en ce qui concerne la petite épargne. « Ainsi, nous envisageons de réduire la marge d’intermédiation de la Caisse d’épargne nationale (CEN) et de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) de manière à améliorer la rémunération des comptes sur livret de 50 points de base». Le CNCE compte également restructurer la Caisse marocaine des marchés (CMM) «pour renforcer ses capacités d’intervention financière en faveur des entreprises adjudicataires des marchés publics». Et ce à travers une recapitalisation à hauteur de 70 millions de DH et la mise en place d’un Fonds de garantie dédié aux entreprises adjudicataires des marchés publics. Comme son nom l’indique, le CNCE est censé accorder une importance particulière au crédit.
«Pour pallier les difficultés d’accès au financement des petits commerçants et artisans, le gouvernement est en passe de finaliser un schéma de financement en concertation avec les professionnels et des organismes financiers», a indiqué le ministre des Finances et de la Privatisation. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre des procédures pour la promotion de l’investissement. À cet effet, M Jouahri a tenu à préciser que désormais la décision de financement prendra en compte en premier lieu le projet, puis le mangement  et enfin le tour de table. Parmi les autres décisions annoncées lors de cette réunion, l’adoption prochainement d’une loi contre le blanchement des capitaux.


 2006 : l’année des changements


Cette année a été marquée par la promulgation
de deux textes fondateurs concernant le secteur bancaire:
– Les nouveaux statuts de Bank Al-Maghrib :
autonomie dans la conduite de la politique monétaire avec comme mission principale la stabilité des prix, dialogue constant avec les acteurs financiers et une ouverture sur l’opinion publique.
– La loi bancaire : intègre la quasi-totalité des 25 principes de base édictés par le Comité de Bâle pour un contrôle bancaire efficace, dont la mise en place d’un système de supervision bancaire efficace.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *