Finances publiques : 16,2 milliards de dirhams de déficit à fin août 2013

Finances publiques : 16,2 milliards de dirhams de déficit à fin août 2013

Rien à signaler du côté des finances publiques. Toutes les fluctuations des indicateurs restent timides. Ainsi, les dépenses ordinaires du Trésor ressortent en hausse de 4,7% à fin août 2013. En effet, selon le bulletin mensuel des statistiques des finances publiques publié conjointement par le ministère de l’économie et des finances et la Trésorerie générale du Royaume, les dépenses ordinaires seraient en hausse à fin août 2013 en comparaison avec les dépenses à la même période en 2012.

Cet écart serait le résultat de l’augmentation des dépenses des autres biens et services de 18,6%, des dépenses de personnel de 4,1% et des charges en intérêts de la dette de 19% conjuguée à la diminution de 8,8% des émissions au titre de la compensation. Pour leur part, les dépenses d’investissement marquent une baisse de 2%, passant de 29 milliards de dirhams à fin août 2012 à 28,5 milliards de dirhams à fin août 2013. Aussi, le taux d’engagement global des dépenses ressort à 64% et le taux d’émission sur engagements à 83%, contre respectivement 64 et 84% un an auparavant. Hors crédits d’investissement gelés pour un montant de 15 milliards de dirhams, le taux d’engagement global s’établit à 66%. S’agissant des recettes du Trésor, le ministère de l’économie et des finances et la Trésorerie générale du Royaume relèvent une augmentation des recettes ordinaires de 0,5% provenant de quatre sources différentes.

À savoir, en premier, la baisse des recettes douanières de 3,3% avec les droits de douane qui ont reculé de 19,7%, la TVA à l’importation qui s’est rétractée de 1,4% et les taxes intérieures de consommation (TIC) sur les produits énergétiques qui se sont accrues de 3,9%.

En second lieu, le bulletin signale la stagnation des autres TIC avec une évolution de 0,1% en raison essentiellement de la baisse de la TIC sur les tabacs manufacturés évaluée à 0,9%.
La troisième source serait la diminution de 1,1% de la fiscalité domestique avec l’IS en retrait de 12,1%, l’IR qui réalise un bond de 5,2%, la TVA intérieure en hausse de 1,4%, les droits d’enregistrement et timbre qui s’apprécient de 9,2% et les majorations de retard qui bondissent de 19,8%.

À noter que la baisse des impôts directs de 3,5% s’explique pour une grande partie par la diminution des recettes de l’IS de 3,2 milliards de dirhams, soit un recul de 12,1% qui résulte notamment de la baisse des versements effectués par certains gros contribuables, notamment l’OCP avec une baisse de 2,5 milliards de dirhams, Maroc Telecom, certaines sociétés du secteur financier, certaines cimenteries et autres. Enfin, la quatrième source des recettes fiscales est la hausse de 18,5% des recettes non fiscales résultant essentiellement de l‘augmentation de 196,9% des fonds de concours se chiffrant à 3,2 milliards de dirhams contre 1,1 milliard de dirhams un an auparavant.

Ainsi, le solde ordinaire du Trésor ressort, à fin août 2013, négatif de 16,2 milliards de dirhams contre un solde négatif de 10,3 milliards de dirhams à fin août 2012.
Aussi, le déficit du Trésor ressort à 43,6 milliards de dirhams, compte tenu d’un solde positif de 1,1 milliard de dirhams dégagé par les comptes spéciaux du Trésor, contre un déficit du Trésor de 34,7 milliards de dirhams à fin août 2012.

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