Finances publiques: La trésorerie déficitaire de 10,4 milliards de dirhams à fin juin

Finances publiques: La trésorerie déficitaire de 10,4 milliards  de dirhams à fin juin

Totalisant une valeur de 29,7 milliards DH, les recettes douanières ont affiché une amélioration de 1,8%, soit un additionnel de 520 millions DH par rapport à leur niveau à fin juin 2016.

Le déficit budgétaire se résorbe au premier semestre de l’année. La Trésorerie générale du Royaume évoque dans son dernier bulletin des statistiques publiques un écart de 10,4 milliards de dirhams à fin juin contre un déficit de 23,4 milliards de dirhams à la même période de l’année passée. La situation des charges et ressources fait ressortir au sixième mois de l’année une hausse des recettes ordinaires. Ces dernières se sont établies à 113,1 milliards, en hausse de 4,8%. Cette progression résulte essentiellement de la hausse des recettes douanières. Totalisant une valeur de 29,7 milliards de dirhams, les recettes douanières ont affiché une amélioration de 1,8%, soit un additionnel de 520 millions de dirhams par rapport à leur niveau à fin juin 2016.

Les droits de douane représentent de cette somme une valeur de 4,3 milliards de dirhams, en repli de 10,3%. La Taxe sur la valeur ajoutée à l’importation représente 17,8 milliards de dirhams des recettes douanières (+4,6%) au moment où la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques s’est élevée à 7,7 milliards de dirhams, en progression de 3,1%.
De même, la fiscalité domestique s’est nettement améliorée à fin juin. Elle a grimpé de 12,2% pour atteindre les 70,1 milliards de dirhams contre 62,5 milliards de dirhams une année auparavant.

Dans ce sens, l’impôt sur les sociétés a atteint les 28,9 milliards de dirhams, en hausse de 21,6%, soit un additionnel de 5,1%. L’impôt sur le revenu a connu une progression de 3,2% par rapport à son niveau l’année dernière atteignant, à fin juin 2017, 20,5 milliards de dirhams. En revanche, les recettes non fiscales se sont fortement retractées à fin juin. Elles se sont établies à 8,2 milliards de dirhams, en baisse de 25,9%.

Ce repli, comme expliqué par la Trésorerie générale du Royaume, résulte de la diminution de 80,6% des recettes en atténuation de dépenses de la dette ainsi que de la baisse de 7,6% des recettes de monopoles. Ces baisses ont été conjuguées à la hausse de 20,8% de la redevance gazoduc. Par ailleurs, les dépenses ordinaires émises ont légèrement grimpé. «L’évolution observée dans ce sens est de 0,5% en raison de l’augmentation de 107,5% des émissions de la compensation, conjuguée à la diminution de 6,4% des charges en intérêts de la dette et de 3,2% des dépenses de biens et services, due à la diminution de 0,4% des dépenses de personnel et de 7,8% des autres dépenses de biens et services», peut-on relever du bulletin de la Trésorerie générale du Royaume. En ce qui concerne les dépenses d’investissements, elles ont régressé de 3,7%, passant de 30,4 milliards de dirhams à fin juin 2016 à 29,3 milliards de dirhams à fin juin 2017. Une baisse qui résulte de la diminution de 6,5% des dépenses des ministères et de la hausse de 0,6% des charges communes.

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