Finances publiques: Le Maroc résorbe son déficit

Finances publiques: Le Maroc résorbe son déficit

La Trésorerie générale du Royaume a généré à fin avril des recettes de l’ordre de 68,6 milliards de dirhams, en progression de 1,2%. Le taux de couverture des dépenses par les recettes a été de 96,4% contre 93,8% observé à la même période de l’année précédente.

Le déficit budgétaire poursuit sa résorption. A fin avril, les comptes spéciaux du Trésor dégagent un solde positif de 6,9 milliards de dirhams portant ainsi l’écart à 19,9 milliards de dirhams contre 21,2 milliards de dirhams une année auparavant. Ceci résulte d’une amélioration relative des recettes conjuguée à une rétraction des dépenses.

Se référant au dernier bulletin des statistiques publiques, le taux de couverture des dépenses par les recettes a été de 96,4% contre 93,8% observé à la même période de l’année précédente. La Trésorerie fait également savoir dans sa publication que la moitié de ces recettes (50,5%) a été consacrée aux dépenses du personnel, tandis que la moitié restante a été consacrée aux dépenses de matériel (31,6%) et aux charges en intérêts de la dette (18%).

Nette amélioration des recettes fiscales

La Trésorerie générale du Royaume a généré à fin avril des recettes de l’ordre de 68,6 milliards de dirhams, en progression de 1,2%. Se référant au dernier bulletin des statistiques publiques, l’augmentation des recettes est attribuée à la hausse des impôts directs et indirects des droits de douane, des droits d’enregistrement et de timbre. Les recettes fiscales se sont établies à fin avril autour de 65,6 milliards de dirhams, grimpant de 9,7% par rapport à la valeur relevée une année auparavant. Une hausse qui, selon la Trésorerie générale du Royaume, est liée à la hausse de 8% des recettes douanières et de 10% de la fiscalité domestique. Les recettes non fiscales se sont, en revanche, nettement repliées aux quatre premiers mois de l’année. La baisse observée est de 57%, soit une valeur de 3,4 milliards de dirhams contre 7,9 milliards de dirhams à la même période de l’année précédente. Cette rétraction est principalement due à la baisse des recettes de monopoles. Ces dernières sont passées de 3,9 milliards de dirhams à 276 millions de dirhams à fin avril, soit une baisse de 92,9%.

Compensation : Les dépenses fléchissent

116,1 milliards de dirhams, telle est la somme des dépenses émises à fin avril. Les engagements de dépenses ont été estimés pour la même période à 195,8 milliards de dirhams, soit un taux global d’engagement de 46% contre 43% au même mois de l’année précédente. En revanche, le taux d’émission sur engagement est resté au titre du quatrième mois de l’année inchangé comparé à l’année précédente. Il s’est ainsi situé autour de 71%. Les dépenses de fonctionnement émises ont avoisiné les 60 milliards de dirhams dont 35,1 milliards de dirhams ont été consacrés au traitement des salaires. Les dépenses au titre de la compensation ont fléchi de 66,3%, soit 2,5 milliards de dirhams contre 7,5 milliards de dirhams l’année précédente. Les dépenses d’investissement se sont accrues de 16,3% atteignant ainsi les 23,7 milliards de dirhams à fin avril. Cette hausse s’explique par l’augmentation de 21,9% des charges communes et de 12% des dépenses des ministères.

18 MMDH pour la gestion de la dette intérieure

Le mois d’avril a été marqué par la hausse de l’encours de la dette intérieure. Cette dernière s’est appréciée de 1,1% par rapport à fin décembre 2015. La Trésorerie générale du Royaume explique cette hausse au recours du Trésor au marché des adjudications pour un montant net de 1,8 milliard de dirhams, résultant de souscriptions pour 43,4 milliards de dirhams et de remboursements pour 41,6 milliards de dirhams contre un recours pour un montant net de 17,3 milliards de dirhams un an auparavant. Pour 18 milliards de dirhams, le Trésor a procédé à des opérations de rachat et d’échange de bon, et ce dans le cadre de la gestion active de la dette intérieure. Le but étant de réajuster le profil de la dette, en remplaçant la dette hors budget par la dette budgétisée. Notons que les disponibilités du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib ont été de 3,9 milliards de dirhams à fin avril contre 3,3 milliards de dirhams en début d’exercice.
Les dépôts au Trésor ont atteint, quant à eux, une valeur de 61,6 milliards de dirhams, en hausse de 9 milliards de dirhams par rapport à leur niveau de fin décembre 2015.

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