Flexibilité des changes : Jouahri et Boussaid montent au créneau

Flexibilité des changes : Jouahri et Boussaid montent au créneau

Le wali de Bank Al-Maghrib et le ministre de l’économie et des finances ont décidé d’unir leurs forces et de monter au créneau ensemble pour défendre la décision relative à l’instauration de la flexibilité des changes.

Abdellatif Jouahri et Mohamed Boussaid donneront, en effet, une conférence commune demain, jeudi 29 juin, à Rabat, pour tenter de vulgariser et expliquer les soubassements de la politique de flexibilité. Selon une source au ministère des finances, «la flexibilité de changes pour laquelle a opté le Maroc est une étape naturelle et obligatoire dans l’évolution de notre économie si elle veut aller plus vers le profil des économies émergentes».

La même source explique, en effet, que l’évolution des structures de l’économie marocaine et son niveau d’ouverture actuel et futur doivent impérativement s’accompagner d’une évolution en termes de politique de changes. Sauf que «l’instauration d’une telle politique nécessite des prérequis comme la bonne santé des finances publiques et des équilibres macroéconomiques au vert». Aujourd’hui, le Maroc bénéficie d’une bonne fenêtre pour opérer ce changement, ce qui n’était pas le cas ces dernières années. Ceci lui permet, explique-t-on auprès du ministère des finances, «d’instaurer la flexibilité des changes par libre choix et non pas, comme certains pays, sous la pression d’organisations financières internationales».

Pour la petite histoire, un ancien ministre a confié à Aujourd’hui Le Maroc, que l’Etat marocain avait la possibilité technique d’instaurer la flexibilité entre 2004 et 2007 mais que, «à l’époque, le gouvernement avait préféré ne pas aborder la question». La période 2007-2015 ayant connu de profondes crises et perturbations, il a fallu attendre dix ans pour que la situation économique du Maroc puisse lui permettre de nouveau d’envisager l’évolution de sa politique de changes. «La décision est aujourd’hui quasiment obligatoire et si l’on rate cette opportunité, il n’est pas sûr que l’on puisse avoir une autre fenêtre pour la prendre», conclut une source au ministère des finances.

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