FMI : échanges entre le Maroc, l’Algérie et la Tunisie

Rodrigo de Rato qui s’exprimait à l’ouverture à Alger, de la conférence sur la facilitation des échanges commerciaux entre les trois pays maghrébins, a  indiqué que le développement du commerce inter-région est un facteur important  de croissance, comme cela s’est avéré pour les pays de l’Association des  nations du sud-est asiatique, en préconisant "une approche pragmatique qui  s’inspire des efforts et des expériences en cours et privilégie les questions  techniques". Il s’agit en particulier, a-t-il dit, d’examiner les moyens de "démêler  l’écheveau complexe de la réglementation et des barèmes qui découlent d’un nombre  excessif d’accords commerciaux bilatéraux, de simplifier et réduire les tarifs  multilatéraux et d’améliorer les formalités douanières", avec tous les  avantages qui en résultent dans la réduction du temps requis pour les  procédures de dédouanement et d’améliorer les procédures de transport . Le Directeur général du FMI a souligné que la "réouverture de la  frontière entre l’Algérie et le Maroc contribuerait fortement à stimuler les  échanges commerciaux  entre les deux pays et dans la région". Insistant sur l’impact positif de l’intégration mondiale sur   l’investissement, la croissance économique et l’efficacité économique, -dont   l’intégration régionale constitue une composante essentielle-, M. de Rato a  déploré la faible part des échanges inter-maghrébins dans leur commerce extérieur. "Au Maghreb, a-t-il indiqué, les échanges des pays de la région avec   leurs voisins immédiats ne représentent que moins de 2% de leur commerce   extérieur", à la différence, par exemple, des pays de l’Asie de l’Est, "région du monde qui connaît la croissance la plus rapide et où le commerce bilatéral entre les pays concernés représente en moyenne environ 30%".

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