FMI : la croissance mondiale progresse grâce aux USA, la zone Euro, le Japon

Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale  publié mercredi, le FMI table pour cette année sur une croissance du Produit  intérieur brut (PIB) mondial de 4,9%, alors qu’en septembre il prévoyait à peine 4,3% de croissance mondiale. En 2007 l’expansion économique devrait en revanche à nouveau ralentir à 4,7%.

Le tableau d’ensemble est plutôt optimiste pour cette année mais des  risques majeurs pourraient l’assombrir à l’avenir.

"L’expansion s’étend maintenant à davantage de régions. Et si les Etats-Unis restent le principal moteur de la croissance, l’expansion japonaise  est bien établie et la reprise semble plus soutenue dans la zone euro", note le FMI.

L’ensemble des 12 pays de la zone euro devraient afficher cette année une croissance de 2%, avec un petit repli à 1,9% en 2007, restant vulnérables aux reculs de la demande de consommation et à la volatilité des prix du brut.

"Mais l’investissement semble résister", précise le rapport.

Du côté des pays émergents et en développement le FMI qualifie "le  dynamisme" de l’activité en Chine, en Inde et en Russie de "particulièrement  remarquable".

Par ailleurs, les prix du pétrole restent certes "élevés et instables" – à New York le baril de pétrole a franchi mardi les 71 dollars -, mais l’inflation  de base, hors alimentation et énergie, demeure généralement contenue, selon le FMI.

Cependant, a averti l’économiste en chef du FMI, Raghuram Rajan, devant la presse, une "nouvelle hausse de 10% des cours du pétrole pourrait coûter entre 1 et 1,5 point à la croissance mondiale". Les risques restent plus liés à des problèmes d’approvisionnement, selon lui, qu’à une question de demande comme lors des années précédentes.

Si le déficit des comptes courants américains a continué de se creuser, son financement "ne pose pas de problème" précise le rapport, en notant l’écart des taux d’intérêt à court terme favorable, l’épargne nette élevée des entreprises  et des pays exportateurs de pétrole ainsi que des pays asiatiques.

Même dans les pays pauvres comme l’Afrique sub-saharienne la croissance devrait passer à 5,8% en 2006 "soit le taux le plus élevé depuis plus de 30 ans", selon le Fonds.

Pour l’avenir "plusieurs facteurs d’incertitudes subsistent", avertit le FMI. Outre la vulnérabilité du marché pétrolier aux chocs géopolitiques du fait de ses capacités excédentaires très faibles, il faut s’attendre à un durcissement des conditions de financement sur les marchés des capitaux.

Le cycle des hausses de taux d’intérêt semble toucher à sa fin aux  Etats-Unis alors qu’il commence à peine au Japon et dans les pays de la zone euro avec des risques d’écarts importants, explique encore le FMI.

"Les risques les plus élevés semblent se trouver dans le secteur des  ménages, en particulier dans les pays où les prix des logements sont élevés",  selon le rapport.

Autre risque pour la croissance, celui d’une aggravation des déséquilibres mondiaux dont la "correction passera dans tous les cas par un rééquilibrage significatif de la demande dans tous les pays ainsi que par une nouvelle dépréciation substantielle du dollar américain et une appréciation des monnaies des pays en situation d’excédent", certains pays asiatiques ou exportateurs de pétrole par exemple.

Enfin, dernier risque majeur évoqué par le rapport: celui d’une pandémie de grippe aviaire "qui pourrait avoir des coûts humains et économiques extrêmement  élevés" si les mesures de précaution nécessaires n’ont pas été prises à temps.

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