Focus : Des expériences à capitaliser

Dans l’imaginaire des opérateurs économiques, l’E-commerce, c’est vendre plus vite, en touchant un nombre plus important de consommateurs. C’est en partie vrai, encore faut-il s’y prendre convenablement. Certaines expériences bien de chez nous se passent de tout commentaire. Il en est ainsi de ce marchand de toiles de peintures qui a décidé de franchir le pas en proposant de vendre les tableaux exposés sur le Web.
Le produit est intéressant, les prix proposés aussi. Seulement voilà, pour passer à la caisse, notre « ami » préfère avoir son interlocuteur en face. Rien ne vaut le contact physique ! C’est une perception ou, en tout cas une conception, que les initiateurs de ce commerce juteux n’ont pas envisagée. C’est le cas aussi de ce marchand de tapis, qui, pour vendre un produit marocain à travers le net est allé s’installer à Los Angeles.
En termes d’élargissement d’horizons et de débouchés, il aurait pu trouver une rampe de lancement plus proche. Ces cas typiques sont plein d’enseignements. Au moins, ces opérateurs ont eu l’audace de franchir le pas alors que la plate-forme nécessaire n’est pas encore mûrie et que le taux de pénétration du Web chez des ménages encore très infime (1% seulement). Ces pionniers ont compris qu’investir les atouts du net c’est se faire connaître en utilisant un nouveau canal en pleine expansion. C’est vendre en laissant sa boutique ouverte à aux clients 7/7 jours 24/24 heures. C’est accéder à de nouveaux marchés, conquérir de nouveaux clients, sans limites géographiques. Un site marchand est à la fois un outil de communication, de vente, de distribution et de transaction (les paiements). C’est avant tout une opportunité pour la création d’emplois et de richesses.
Certes, le taux de pénétration d’Internet chez les ménages est très limité. Il est tout aussi vrai que le nombre de cartes bancaires en circulation est très réduit, qu’il n’y a pas d’incitation de la part de l’Etat et que le cadre juridique n’est pas encore déployé concernant notamment la signature électronique et la preuve électronique. Les organismes publics nationaux comme la CNSS, l’OMPIC ou encore le cadastre, ont décidé, pour une fois, de donner l’exemple. Ces derniers proposent des services payant à travers le net et ont, par ailleurs, lancé des projets d’envergure pour développer leurs prestations.
L’ouverture des frontières a déjà commencé par le Net. Il serait dommage de rester à la traîne alors que tous les ingrédients sont disponibles pour franchir le cap.

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