Focus : Devenir son propre «patron»

Se mettre à son compte. Qui n’en rêve pas? Réussir son évolution personnelle, être indépendant et libre, être maître de sa destinée,… être son propre « patron », c’est quasiment l’ambition de chacun, excepté ceux qui ont un tempérament sédentaire. En effet, une personne qui crée sa propre structure a souvent le sentiment de retrouver sa liberté, notamment par rapport aux contraintes professionnelles. Elle se donne l’occasion de capitaliser à son propre profit ses compétences, ses idées, son savoir-faire et sa créativité. C’est la consécration et l’aboutissement d’un effort personnel dont le principal bénéficiaire n’est autre que le porteur du projet lui-même. Un chef d’entreprise acquiert la possibilité de mettre en oeuvre ses idées, ses conceptions, ses valeurs personnelles,… sa vision. C’est d’ailleurs la force de conviction et la volonté d’inventer son univers qui caractérisent bon nombre d’entrepreneurs.
Seulement voilà, le chemin pour se réaliser et s’affirmer n’est pas toujours tapissé de roses. C’est tout à fait le contraire qui est vrai. Il ne suffit pas d’être le dépositaire d’une idée géniale ou d’un projet porteur pour prétendre voler de ses propres ailes.
Réussir son évolution personnelle, pour passer du comportement de salarié ou de diplômé à celui d’un entrepreneur, constitue une vraie difficulté et parfois une cause d’échec. Ceci pour la simple raison qu’il faut composer avec une foultitude d’intervenants, traverser un chemin de combattant et disposer avant tout d’outils nécessaires pour pouvoir affronter les aléas du marché, afin de se frayer une place au soleil. Il est vrai que des structures spécialisées commencent à pointer du nez et qui sont de nature à baliser le chemin devant les futurs patrons tels les incubateurs, il n’en reste pas moins qu’exercer le métier d’entrepreneur réclame de l’autonomie, de la créativité, le sens de l’opportunité et la capacité à s’enrichir de l’échec. Il est question d’être déterminé à prendre les risques financiers qu’implique la création, prêt à quitter un emploi « stable », à sacrifier ses loisirs, à mettre de côté provisoirement sa vie personnelle et familiale pour faire passer le cap à sa structure. Il faut également être enclin à affronter les hauts et les bas inhérents au démarrage de toute entreprise et être prêt à répondre à toutes les questions, être en mesure de faire face à toutes les urgences. Tout un programme!
En somme, réussir sa reconversion n’est pas une mince affaire. Il est question de mettre les bouchées doubles et surtout bien penser son projet au risque de se retrouver au pied du mur.

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