Focus : Sprint final

Les PME marocaines sont au pied du mur. Elles ont l’impression qu’auprès des pouvoirs publics, rien n’a été fait pour leur venir en aide en matière de mise à niveau. La date fatidique du démantèlement douanier avec l’UE s’approche et les indicateurs n’ont pas bougé d’un iota. Pis encore, il semble que le nombre des entreprises appelées à disparaître est en augmentation. Du moins, c’est ce que laissent entendre les différentes associations représentant les PME. Ceci pour la simple raison que les exigences des marchés récepteurs sont de plus en plus contraignantes.
Aujourd’hui, on ne parle plus de simples ajustements techniques mais de protection de l’environnement et même de lutte contre le terrorisme. En somme, les barrières traditionnelles sont en train de tomber pour céder la place à d’autres formes de contraintes. Du côté des partenaires européens, tous les moyens sont bons pour colmater les brèches. Le vis sanitaire tout comme les vannes financières se resserrent de plus en plus.
La mise en place d’un département ministériel spécialement dédié à la question de la mise à niveau est censée redonner confiance aux opérateurs économiques qui ont perdu confiance en leur administration.
En attendant, 2012 s’approche en «pas de course ». Les entreprises auront, d’ici quelque mois, un avant-goût de ce qui les attendra. En effet, à partir de mars 2003 commencera le démantèlement des droits de douane pour les produits fabriqués localement et la fin du démantèlement de ces droits pour les matières premières et intrants non fabriqués.
L’ouverture s’effectuera progressivement à hauteur de 10% annuellement, question d’injecter le poison à petite dose. En tout cas, c’est le sentiment des opérateurs qui ne cachent plus leurs appréhensions estimant que l’opération de mise à niveau a été mal gérée de bout en bout.
Pour les rescapés, l’avenir sera plutôt prometteur. Ils disposeront d’une belle opportunité pour faire prévaloir leurs atouts.
Quoi qu’il en soit, les entreprises disposent encore d’une période de grâce et il semblerait que tous les acteurs veuillent passer à la vitesse supérieure.
En tout cas, les fonds de mise à niveau sont continuellement renfloués et les opérateurs savent, aujourd’hui plus que jamais, qu’ils ne peuvent compter que sur le fruit le leur dur labeur pour assurer leur viabilité.

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