Focus : Une opportunité… mais

Tous les analystes vous le diront : le développement des entreprises passe par l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Ils vont même plus loin en attestant que, d’ici peu, la viabilité même de ces structures et plus particulièrement les PME dépendra de celles-ci. Leurs arguments sont de nature à convaincre les chefs d’entreprises les plus récalcitrants : augmentation des ventes, optimisation des coûts de production, minimisation de l’impact des décisions hasardeuses… Le ton est donné et la ruée ne se fait pas attendre. Du coup, la structure même de l’entreprise se retrouve bouleversée. Le langage utilisé et les expressions courantes reçoivent même un sérieux coup de lifting.
Aujourd’hui, on ne parle plus de catalogue tout simplement, mais de catalogue multimédia, le commerce est devenu électronique (e-commerce) et les archives de la structure sont des serveurs de connaissances ou des mémoires techniques d’entreprise. D’autres expressions encore plus «in » et plus élaborées pointent du nez quotidiennement. Autant dire qu’il faut mettre les bouchées doubles en matière de formation continue. Ce qui n’est pas évident lorsqu’on sait que le retard est manifeste en matière de formation tout court. Il est donc évident, actuellement, que sans l’automatisation des procédures et la standardisation des modes de circulation, aucune croissance ne peut être envisagée.
Seulement, il y a un hic : l’intégration des NTIC au sein de l’entreprise ne se passe pas toujours sans commotions. Des difficultés de mise en oeuvre existent, que ce soit en amont ou en aval du processus, et il n’est pas toujours évident de les surmonter, plus particulièrement au niveau des petites structures qui manquent affreusement de tout. L’impact de l’implantation d’un projet NTIC au sein d’une entreprise n’est pas toujours synonyme d’augmentation des ventes, de diversification des débouchés ou encore de performances commerciales. L’onde de choc de la mise en oeuvre se fait automatiquement ressentir sur les orientations stratégiques de l’entreprise, sur la hiérarchie des pouvoirs issue de la possession de l’information et sur le changement de l’organisation du travail.
Une redistribution des activités et des responsabilités entre les acteurs de l’entreprise devient alors une nécessité absolue. Les analystes érigent l’utilisation des nouvelles technologies en priorité souveraine, mais le chemin à parcourir n’est pas toujours tapissé. Franchir le pas c’est bien, encore faut-il regarder là où on met le pied.

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