«FOMAN», pour mieux négocier la mondialisation

«FOMAN», pour mieux négocier la mondialisation

FOMAN est un nom qui fait penser à un célèbre boxeur. Son enjeu n’en a pas moins du punch puisqu’il s’agit de gagner le combat du développement économique. FOMAN est l’appellation donnée par le gouvernement au Fonds national de mise à niveau, dont trois de ses conventions ont été signées mardi dernier à Rabat. Présidée par le Premier ministre Driss Jettou, la cérémonie de signatures de ces conventions a été marquée par la présence des principaux acteurs et de la mise à niveau et son financement : CGEM, Commission européenne, Banques ainsi que plusieurs membres du gouvernement. Le gouvernement qui fait de la mise à niveau « un axe stratégique de la politique économique du gouvernement qui vise à intégrer durablement le Maroc dans l’économie mondiale… et dont le FOMAN est une des plus importantes traductions, illustrant le passage de l’idée à l’acte», a souligné à cette occasion le Premier ministre. Pour lui, la politique de mise à niveau va au-delà de la mise à niveau de l’entreprise dans la mesure où elle est globale et implique toutes les composantes de l’économie à savoir l’administration, les entreprises, les établissements publics, les associations professionnelles et le secteur associatif. Le budget initial de ce Fonds est de l’ordre de 400 millions DH. Il est financé à la fois par des contributions égales de l’Etat et de l’Union européenne. La finalité de FOMAN est de faciliter l’accès au financement des PME relevant du secteur de l’industrie et des services liés à l’industrie. Ceci, pour répondre aux besoins de mise à niveau, que ce soit en terme de conseil ou en terme de financement de l’achat d’équipements destinés à la modernisation des entreprises. Les entreprises éligibles au financement du FOMAN sont les unités viables disposant de trois années au moins d’activités continue à la date de la présentation de la demande à la banque, ayant un total bilan et un programme de mise à niveau ne dépassant pas respectivement 40 millions DH et 20 millions DH et disposant de 3 cadres au minimum. Signée entre le ministère des Finances et de la Privatisation, la CCG et l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), la première convention concerne la mise en place du FOMAN. L’ANPME aura la responsabilité de gérer la partie de l’assistance technique au soutien des PME. La CCG s’occupera de la gestion de la totalité des capitaux du Fonds en plus de la partie co-financement des programmes de mise à niveau. La seconde convention, signée entre le Maroc et la Commission européenne, concerne un don de 61 millions d’euros accordé par la Commission pour financer un programme d’appui aux entreprises. Et Fathallah Oualalou de préciser les trois volets du programme de l’appui européen aux entreprises, à savoir « qualité/normalisation », doté de 15 millions d’euros et visant à rendre compatible l’industrie marocaine à la zone de libre-échange euro-méditerranéenne, l’assistance technique aux entreprises par l’intermédiaire de la consultation étrangère (26 millions d’euros) et l’appui au FOMAN par le versement à ce fonds de 20 millions d’euros et à travers le conseil et l’assistance technique. Ce dernier volet, a précisé le ministre, renforce le FOMAN aux objets de deux autres conventions puisque les ressources européennes vont s’ajouter à une contribution du budget national de 200 millions DH dont 100 millions DH au titre de la Loi de Finances 2003. Les conditions et les modalités de l’utilisation du mécanisme de financement conjoint du FOMAN ont été spécifiées dans le cadre de la troisième convention, signées entre l’ensemble des banques marocaines et la CCG. C’est la CCG qui s’occupera de la gestion financière du fonds.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *