Fondation OCP: Et si l’on parlait des sols afro-méditerranéens ?

Fondation OCP: Et si l’on parlait des sols  afro-méditerranéens ?

Préserver la fertilité des sols. Voici un sujet très peu abordée qui a fait l’objet de la conférence organisée tout récemment par la Fondation OCP.

Cette filiale qui porte à bras-le-corps l’engagement social et sociétal du Groupe OCP, a lancé à Marrakech les 18 et 19 décembre derniers la «première conférence internationale autour des sols afro-méditerranéens : contraintes et potentialités pour une gestion durable». Le timing de cette rencontre n’est guère anodin puisqu’elle a été tenue à l’occasion de l’année internationale des sols, déclarée par la 68ème Assemblée générale des Nations Unies.

Organisé en partenariat avec l’Institut national de recherche agronomique (INRA) du Maroc et avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations Unies (FAO), l’événement a constitué une plateforme de débat autour de l’importance des sols dans l’équilibre des écosystèmes et leur importance vis-à-vis de la sécurité alimentaire.

Pour José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, cette conférence marque les efforts de la Fondation OCP «en faveur d’une nutrition saine et responsable des sols afro-méditerranéens». Et d’ajouter que : «les rôles multiples des sols passent souvent inaperçus. Les sols ne disposant pas d’une voix, et peu de gens parlent pour eux. Ils sont un allié silencieux dans la production alimentaire».

Cette première édition de la Conférence internationale autour des sols afro-méditerranéens a réuni pas moins de 160 participants venus de 18 pays. Parmi les thématiques abordées, on pouvait retrouver des sujets aussi variés que : la séquestration et la gestion du carbone, l’agriculture intelligente face au climat, l’érosion des sols ou encore les qualités des sols et le suivi de leur dégradation.

Rappelons que la Fondation OCP agit aussi bien en Afrique qu’en Asie pour la sensibilisation des petits agriculteurs autour des bonnes pratiques agricoles. Son programme repose sur la mise en place de plates-formes de démonstrations à travers l’organisation de Caravanes agricoles, la formation des cadres des ministères de l’agriculture des pays bénéficiaires, l’équipement, la réhabilitation de laboratoires d’analyses de sols et l’élaboration de cartes de fertilité des sols.

Ainsi, à travers la mise en œuvre d’une quinzaine de projets, la Fondation OCP a pu contribuer à cartographier plus de 150.000 hectares, tout en effectuant plus de 8.500 analyses du sol. Pour réussir ce gargantuesque chantier, pas moins de 3.000 journées de formation ont été dispensées, contribuant à l’amélioration des conditions de vie de plus de 85.000 bénéficiaires.

Afrique : Si riche, mais si pauvre…

En Afrique subsaharienne, on estime que 65% des sols sont dégradés et incapables de nourrir les cultures du continent, ce qui génère une insécurité alimentaire chronique.

Ceci est essentiellement dû à la demande accrue sur la végétation et l’alimentation animale dans un contexte d’augmentation de la croissance économique mondiale et d’évolution démographique.

S’ajoutent à cela la désertification et la dégradation des sols (érosion, la salinisation, etc.) qui caractérisent le paysage de la région afro-méditerranéenne.
Face à cette baisse continue de la santé des sols africains, la perte économique est estimée à 68 milliards de dollars par an.

 

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