Fonds de garantie : Promotion de l’investissements sous conditions

Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) revient à la charge en matière de politique de mise à niveau initiée par l’Etat. Cette fois ci, le CMC s’intéresse au niveau d’engagement des fonds de garantie. Instaurés au début du siècle dernier, ces fonds ne connaîtront un essor remarquable qu’à partir des années 50 et 60, constate le CMC.
Et de poursuivre que ce développement extraordinaire s’explique en grande partie par le succès des sociétés de cautionnement mutuel. La formule en question vise à faciliter l’accès des entreprises membres au crédit en assurant le risque encouru à leur place. Dans son analyse, le CMC souligne que si la formule en question existe depuis les années 50, il faudra attendre le début de la décennie 90 et notamment la signature de l’accord d’association avec l’UE pour que le système de la garantie institutionnelle connaisse un regain d’intérêt certain, qui peut être appréhendé à travers la création d’entités à vocation générale ou relevant de la gestion pour le compte de tiers. Les analystes du CMC estiment que, si la redynamisation de l’activité de la CCG, la création de Dar Addamane et du fonds de garantie Proparco font partie de la première catégorie d’institution, la mise en place des fonds de garantie pour la mise à niveau Fogam, du Fonds de dépollution (Fodep), du fonds destiné à couvrir les besoins d’exploitation des entreprises (fonds Oxygène) et du fonds des prêts destiné aux jeunes promoteurs et jeunes entrepreneurs (fonds JP-JE) s’inscrit dans la logique de la formule de gestion pour le compte de tiers.
Le Centre s’appuie sur les statistiques relatives à la garantie CCG pour les quatre dernières années pour formuler des remarques sur l’efficacité des fonds de garantie. Pour le CMC, cette efficacité dépend de la qualité de l’information statistique utilisée pour la prise de décision.
Et de poursuivre que sous cet angle, il semble que beaucoup reste à faire. « Pour juger de l’importance des fonds mobilisés, il conviendrait de disposer des séries de statistiques reflétant la mémoire financière des entreprises », conclut le CMC qui s’interroge par la même occasion instaurer une telle démarche sans la disponibilité d’une centrale des bilans.

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