Fonds Hassan II : L’industrie priviligiée

Le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social (DES), de par son nouveau statut, continue de remplir une mission de service public. Personne morale de droit public, le Fonds ne répond pas aux critères imposés à tout établissement public. En effet, les dispositions réglementaires en vigueur posent l’autonomie administrative et financière. Quant à son activité, de par la loi, elle est déterminée dans ses moindres détails. En revanche, le Fonds Hassan II détient un large champ d’intervention.
Depuis sa création, en 1999, le Fonds représente incontestablement un instrument de référence en matière en matière de promotion de l’emploi. Pour se faire, la loi de finances pour l’année 2002 a débloqué 4,7 milliards DH, dans le cadre de l’investissement global de 16 milliards de DH.
Ce sont une quinzaine de secteurs, qui ont profité de la redistribution. Dans un premier temps, l’habitat, l’eau potable, l’irrigation ont bénéficié respectivement de 1,3 milliards de DHS, de 100 millions de DHS et de 800 millions de DHS. Ensuite, 300 millions de DHS ont été injectés en matière de textile et d’électronique. Quant à l’aménagement en général, celui des sites touristiques avec celui de la Corniche de Casablanca, c’est une enveloppe d’un milliard de DH, qui sera répartie entre les deux projets. Les zones industrielles ont bénéficié d’une somme de 140 millions de DH pour leur aménagement. Les projets relatifs au renforcement des infrastructures seront financés à hauteur de 3,26 milliards par le Fonds. Le monde rural connaîtra un investissement d’un milliard de DHS.
Les dernières injections de fonds se montent à 295 millions de DH, elles concernent la promotion de projets industriels. Un investissement est également destiné à la création de nouvelles zones industrielles, la restauration de celles déjà existantes. De même, ce montant visera la récupération des lots industriels équipés. Il n’omettra pas d’insuffler des fonds aux secteurs de l’électricité, de l’électronique et du textile.
Toutefois, concernant le Grand Casablanca, lors de l’une des dernières interventions du Wali, Driss Benhima, il semblait clair qu’il fallait activer plutôt la réhabilitation les zones industrielles traditionnelles tombées en désuétude, au lieu de démarrer des travaux pour de nouvelles zones.
Par ailleurs, la mission du Fonds Hassan II, s’élargit davantage et les pouvoirs publics ont décidé de se pencher sur des opérations annexes et particulières. Il s’agit de la confection, de la bonneterie, de la sous-traitance automobile, du secteur du cuir et du traitement industriel des déchets.
Le Fonds prend une nouvelle dimension et s’occupe de soutenir directement les investisseurs en matière de foncier et de construction des bâtiments. Finira-t-il par devenir l’organe de tutelle, du système des centres régionaux d’investissement ?

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