Foodex Japan 2015: Le Maroc fait bonne figure

Foodex Japan 2015: Le Maroc fait bonne figure

Le Maroc part en force à la conquête du marché nippon. Un débouché important pour le Royaume, puisque le Japon représente un client non négligeable en termes de produits alimentaires et agro alimentaires. Ainsi, c’est dans le cadre de la stratégie «Plan Maroc Vert» et du «Plan Halieutis», que le Maroc a pris part au Salon «Foodex Japan 2015»,  qui se tient du 3 au 6 mars 2015  dans  la capitale Tokyo au Japon.

C’est sous la présidence du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et par le biais de l’établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), que la délégation marocaine a participé à l’événement. Cette dernière est composée de hauts responsables des deux départements, mais aussi d’opérateurs privés du secteur agricole et halieutique, notamment des représentants de la filière oléicole et des coopératives des produits du terroir.

«La participation marocaine à ce salon intervient suite à la mission B to B, qui s’était déroulée du 24 au 26 septembre 2014 à Tokyo. Mission conduite par le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, en présence d’une importante délégation des opérateurs privés des deux secteurs», a indiqué Omar Kharmaz, coordinateur au département des pêches maritimes relevant du ministère de l’agriculture. La participation marocaine a pour objectifs principaux d’explorer les opportunités de promotion et de partenariat entre les deux pays, mais aussi de faciliter l’accès au marché japonais pour les produits marocains.  

In fine, cette initiative devrait également contribuer, à terme, à augmenter le volume des investissements japonais au Maroc et de cerner les besoins relatifs à ce marché. Pour rappel, le Foodex Japon est la plus grande exposition professionnelle des produits alimentaires au niveau de la région de l’Asie et de la zone pacifique. L’édition 2014 a regroupé plus de 2.800 entreprises représentant 78 pays et a drainé plus de 75.000 visiteurs professionnels sur une superficie dépassant les   29.000 m².

D’une superficie de 108 m², le pavillon marocain accueille une dizaine d’entreprises marocaines spécialisées dans l’huile d’olive extra vierge, l’huile d’argan, le safran, les dérivés du cactus, le poulpe congelé, la conserve et la semi-conserve de poissons.

«Prospecter le Japon est une véritable nécessité !»

Trois questions à Najib Azzouzi, directeur de développement à l’EACCE

ALM : Quelles sont vos attentes par rapport à la participation marocaine au Salon Foodex 2015 ?
 

Najib Azzouzi : Cette participation, qui vient dans le cadre de la mise en œuvre du plan Maroc Vert et du plan Halieutis, vise à accroître les parts de marché au sein du Japon mais aussi de toute l’Asie, pour les produits agricoles mais aussi ceux de la mer. Nous sommes venus avec une dizaine d’exposants qui proposent des produits du terroir labellisés et de haute qualité en termes de valeur ajoutée, à l’instar de l’huile d’argan, de l’huile d’olive, du safran et du cactus et ses dérivés. Nous sommes également en train d’exposer des produits de la mer tels que les conserves, les semi- conserves et les produits surgelés. Nous visons à montrer la diversité et la qualité du produit Maroc dans un salon qui brasse pratiquement 80.000 visiteurs et où 80 pays sont représentés.

Le Japon était pour le Maroc considéré jusqu’à récemment comme un marché se limitant à certains produits de niche… Pourquoi cette vision a-t-elle changé aujourd’hui ?

C’est une nécessité ! Avec les Plans Maroc Vert et Halieutis, le Maroc triplera bientôt sa production. Et pour écouler ce qu’il va produire, le Royaume doit prospecter et explorer sans cesse de nouveaux marchés, comme il vient de faire au niveau des pays du Golfe, mais aussi de l’Afrique et de l’Amérique Latine.
Cette stratégie ne vise pas seulement à promouvoir les exportations en termes de volumes, mais aussi contribuer à les rendre encore plus qualitatives, avec des packagings et des présentations encore plus intéressants.

Que va faire le Maroc pour pallier la rude concurrence européenne, notamment espagnole, sur le marché japonais ?
La concurrence est une constante indéniable. Mais le marché a toujours un fort potentiel d’importation. Il y a de la place pour tout le monde! C’est une opportunité qui est toujours ouverte, que ce soit au niveau du Japon ou des autres pays. A nous de diversifier nos partenariats et de signer de nouveaux contrats !

 

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