Formation : L’aéronautique attire de plus en plus de candidats

Formation : L’aéronautique attire de plus en plus de candidats

Les formations en aéronautique attirent de plus en plus de candidats. Pour preuve, l’Institut des métiers de l’aéronautique de Casablanca (IMA) a accueilli pas moins de 2.509 stagiaires dans le cadre de la formation qualifiante dispensée dans ses locaux depuis sa date de création. Un chiffre qui augmente chaque année puisque le nombre de bénéficiaires de cette formation est passé de 17 stagiaires en 2011 à 670 stagiaires en 2017. Cette nette augmentation est également enregistrée pour la formation continue qui a bénéficié à 2.149 stagiaires depuis la date de création de l’institut. Ainsi, le nombre de bénéficiaires est de 660 stagiaires en 2017 alors qu’au démarrage de l’IMA ils étaient à peine 110 bénéficiaires de la formation continue. En son sein, l’établissement dispense également une formation pour le baccalauréat professionnel depuis l’année scolaire 2014-2015.

A partir de cette date, 191 ont couronné leur parcours avec ce diplôme. Plus en détails, l’année 2016-2017 a enregistré 81 bénéficiaires du Bac-Pro contre 29 titulaires seulement au titre de 2014-2015. Mis en service depuis avril 2011, l’IMA espère atteindre une capacité de 800 stagiaires par an. Pour satisfaire les besoins en métiers dans ce secteur porteur, l’institut forme ses stagiaires pour devenir des ajusteurs- monteurs de cellules aéronautiques, des opérateurs systèmes électriques en aéronautique ou encore des opérateurs en composite aéronautique. Il assure également la formation des chaudronniers aéronautiques et des usineurs- commande numérique. Afin d’accompagner l’émergence de cette industrie au Maroc, l’établissement dispense aussi des cours dans les domaines des achats, de la qualité, de la logistique, de la gestion, des ressources humaines et du management industriel.

Les détails du budget et du coût d’investissement

Le coût total d’investissement de ce projet a été estimé à 85,5 millions de dirhams réparti entre la construction et les études avec 40 millions de dirhams. Quant à l’équipement de l’institut, il a coûté 28,64 millions de dirhams contre 11,36 millions de dirhams pour équiper l’internat de l’établissement. Plus encore, la création de l’IMA a nécessité une assistance technique qui a été estimée à 5,5 millions de dirhams. Par ailleurs, l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) a contribué à la mise en place et au démarrage de l’IMA avec un don de 2,5 millions de dirhams. Quant au budget, l’établissement a comptabilisé en 2016 un total charges qui a atteint 18,2 millions de dirhams et un total de recettes de 6,2 millions de dirhams.

La gestion de l’Institut est assurée par la société de droit privé IMA.SA, créée par le Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas) avec un conseil d’administration présidé par ce même groupement et dans lequel sont représentés les ministères chargé de la formation professionnelle, de l’industrie et des finances, l’Anapec et la RAM. Sis à l’Aéropôle de Mohammed V-Nouaceur, l’établissement s’étend sur une superficie de 21.500 mètres carrés et a pour mission de contribuer au développement de la formation avant l’embauche, la formation qualifiante à l’embauche et la formation continue ainsi que la recherche et l’expertise dans le domaine de l’industrie aéronautique. Dans ce sens, il est le fruit du partenariat entre le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, le ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, le ministère de l’économie et des finances, et du Gimas. Un partenariat qui ne se limite pas au niveau national puisque l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM/France) et l’Agence française de développement (AFD) ont également contribué à l’aboutissement de ce projet. Il est à rappeler que l’Institut des métiers de l’aéronautique s’inscrit dans le cadre des objectifs du Pacte national pour l’émergence industrielle (PNEI) signé en présence de SM le Roi.

Leila Ouchagour
(Journaliste stagiaire)

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