Formation professionnelle : Refonte vers plus d’employabilité

Formation professionnelle : Refonte vers plus d’employabilité

La CGEM a dit oui, lundi à Rabat, au projet d’appui à la réforme de la formation professionnelle par le biais de l’approche par compétences (REAPC), mais en y mettant un certain nombre de préalables. En affirmant l’engagement de la confédération à souscrire pleinement à la refonte du système de formation vers une plus grande employabilité de ses lauréats, Mohamed Horani, président de la CGEM, a mis en garde contre la spécialisation véhiculée par ce modèle d’apprentissage et émis le souhait qu’il fasse cas des «spécificités marocaines» en individualisant ses réponses à la taille et à la nature de l’entreprise. Le «patron des patrons» a fait cette déclaration au cours de la rencontre sur le lancement du projet qui a eu lieu au siège du département de la formation professionnelle à Rabat et à laquelle ont participé l’ambassadeur du Canada, Christopher Wilkie, le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle ainsi que plusieurs cadres du ministère.
Auparavant Abdelouahed Souhail a présenté cette nouvelle phase de la coopération maroco-canadienne dans la formation professionnelle comme faisant suite à la signature, en janvier 2011 à Rabat, d’un protocole d’entente entre le gouvernement marocain et celui du Canada. Il a précisé que la REAPC s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre  de la déclaration de 2012, notamment dans son volet relatif au développement du secteur de la formation professionnelle vers «l’amélioration de la qualité du dispositif de formation et l’élargissement de sa réingénierie suivant l’approche par compétences dans l‘élaboration des programmes de formation et leur évaluation». Le ministre qui s’est félicité de l’ancienneté et de la qualité de la coopération entre les deux pays en matière de formation professionnelle a souligné que le nouveau projet permet non seulement d’augmenter l’adéquation de la formation aux besoins du marché, mais encore tend à la mise à niveau des ressources humaines dans le pays. Il a ajouté que l’étude des programmes de formation menée dans le cadre de la coopération bilatérale a débouché «sur la nécessité d’une planification stratégique pour l’élargissement de la réingénierie de la formation professionnelle».
L’ambassadeur du Canada qui a fait écho à cette volonté a déclaré pour sa part que le nouveau projet s’inscrit dans la vision 2020 de la FP au Maroc et que c’est un exemple de la coopération sur ce plan.
Qualifiant le lancement de la REAPC de nouvelle page du partenariat bilatéral, il en a situé la ligne de force dans le fait qu’il génère le  transfert des techniques de formation optimales et que ce faisant, il colle plus aux besoins des entreprises. Il a ajouté que le Canada a promis  son appui aux secteurs public et privé marocains afin de gérer au mieux la période de transition qui précède la mise en place du système. La REAPC qui s’étale sur la période 2011-2015 est financée par l’Agence canadienne du développement international (ACDI) au moyen d’un don de 10,5 millions de dollars canadiens. Elle porte sur l’élargissement de la formation des formateurs et de la gestion de la formation par le biais de l’implantation de l’approche par compétences dans plus de 400 établissements à l’horizon 2017.

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