Forum : L’UE et l’OMC optimistes

L’Union européenne (UE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont fait montre mardi d’un optimisme mesuré sur la possibilité de conclure un accord de libéralisation des échanges, mais la campagne électorale française et la situation politique américaine risquent fort de doucher ces espoirs. A la veille de l’ouverture du Forum économique de Davos, qui doit permettre de mesurer s’il reste un espoir de relancer les négociations commerciales depuis l’échec du cycle de Doha l’année dernière, Pascal Lamy s’est voulu plutôt allant.
«Nous avons eu une mauvaise année l’an dernier», a déclaré à Bruxelles le directeur général de l’OMC en pointant du doigt les Etats-Unis, l’UE, le Brésil et l’Inde, qui ont précipité la suspension des pourparlers en juillet dernier en se déchirant sur la baisse des subventions agricoles. «Nous avons commencé cette année sur une note beaucoup plus positive», a-t-il ajouté en estimant que les «grands patrons» avaient eu le temps de mesurer les risques d’un échec qui aurait selon lui des «conséquences politiques et géopolitiques».
«Nous vivons aujourd’hui sur une planète qui est probablement plus dangereuse, divisée et potentiellement plus prête à exploser qu’elle ne l’a jamais été dans les dernières décennies», a-t-il ajouté dans un hôtel bruxellois. L’espoir est que la réunion de Davos permettra des échanges informels qui inciteront les gouvernements à relancer la négociation pour «boucler» ce «cycle du développement» lancé en 2001 après les attentats anti-américains, avec pour objectif affiché de réduire la pauvreté dans le monde.
George W. Bush a également affirmé il y a une semaine qu’il voulait un accord lorsqu’il a rencontré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. L’Union européenne et d’autres veulent que les Etats-Unis acceptent une réduction plus importante des subventions à leur secteur agricole, mais Washington dit attendre des gestes de ses partenaires, notamment en matière d’accès au marché européen. Les discussions portent notamment sur les secteurs sensibles pour l’UE, comme les produits laitiers et la viande.

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