France : Bon cru pour la banque des PME en 2001

La Banque française du développement des PME (BDPME) a garanti l’an dernier 378 millions d’euros d’opérations en fonds propres au profit de 1600 entreprises, contre 320 millions un an plus tôt.  » Si nous en avions les capacités, ce chiffre serait plus important « , a indiqué Ariane Obolensky, présidente du directoire de la BDPME à l’occasion de la présentation du bilan provisoire 2001 de la structure.
Pourtant, ce ne sont pas les moyens qui manquent. A l’automne 2001, l’Etat français a décidé de renforcer l’effort public en faveur des PME et a consacré une enveloppe de 120 millions d’euros à la BDPME. Cette dernière est parvenue à lever ces deux dernières années 400 millions d’euros de nouvelles ressources auprès des établissements financiers allemands Kreditanstalt Wiede-raufbau et Deutsche Ausgleisbank, ainsi qu’auprès de la Banque européenne d’investissement.
Mais dans l’Hexagone, les besoins en financement des PME sont tels que la BDPME ne pourrait à elle seule tous les honorer, d’autant plus que les capital risqueurs privés eux-mêmes se font plutôt discrets à l’heure actuelle.
À côté de son activité d’investissement, la BDPME a également pris directement à sa charge 3,2 milliards d’euros de risques, permettant ainsi, d’après elle, la mise en place de 7,6 milliards d’euros de financements, à moyen ou long terme ou en fonds propres, au bénéfice des PME. Les segments les plus risqués que sont la création et la transmission d’entreprises représentent plus de la moitié du nombre des interventions de la BDPME. Ainsi, la banque a accompagné 22.000 créations d’entreprises (contre 13.000 un an plus tôt), ce qui a permis de générer 35.000 nouveaux emplois (sur 180000 créés en France sur la période). Enfin, 4.000 transmissions d’entreprises ont été soutenues par la BDPME, permettant de consolider 30.000 emplois.

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