Fruits et légumes: Diversifier les marchés à l’export

Fruits et légumes: Diversifier les marchés à l’export

Par rapport à la ventilation par secteur, les fruits et légumes frais représentent l’essentiel des exportations avec 90% et un volume de 1,6 million de tonnes. Pour les fruits et légumes transformés ils représentent le reste avec 10%.

La diversification des marchés à l’export des produits marocains des deux filières fruits et légumes a été le sujet d’un débat entre les professionnels. Le deuxième panel de cette rencontre a été dédié aux mécanismes d’approche de nouveaux marchés. Huit experts ont été au rendez-vous pour décortiquer et dresser l’état des lieux.

Zoom sur l’état des lieux

Selon l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), durant l’année 2015 le chiffre d’affaires des fruits et légumes exportés à l’état frais ou transformés a été de l’ordre de 18 milliards de dirhams qui est l’équivalent de 70% des exportations agricoles. «En termes de volume, on remarque que c’est à peu près la même tendance mais avec un niveau inférieur au taux de croissance enregistré en termes de chiffre d’affaires. Durant la même période nous avons enregistré un taux de croissance de 6%, c’est-à-dire que la croissance constatée du chiffre d’affaires s’explique en partie par les augmentations des volumes et l’autre partie est liée à l’amélioration du prix moyen. Dans la situation actuelle, on est passé de 1,8 million de tonnes en 2010 à 2,5 millions en 2015.

Les fruits et légumes représentent à peu près la même part de 71% en termes de volume durant l’année 20015», annonce-t-on dans la même présentation. Par rapport à la ventilation par secteur, les fruits et légumes frais représentent l’essentiel des exportations avec 90% et un volume de 1,6 million de tonnes. Pour les fruits et légumes transformés ils représentent le reste avec 10%. Les principaux produits exportés, même si la gamme des fruits et légumes exportés reste très large, durant la campagne 2015-2016, restent la tomate avec un volume de 537 mille tonnes et une part de 34% des exportations globales à l’état frais. Elle est suivie avec un volume similaire des agrumes avec 33%. Les haricots verts occupent la troisième position avec 9%, une estimation approximative de 140 mille tonnes. La ventilation des exportations marocaines par marché pour les trois produits tomate, agrumes et fruits rouges, comme exemple, donne les performances suivantes.

La tomate avec toutes les variétés arrive à 537 mille tonnes. Les sept premiers marchés d’importation qui représentent 98% des tomates marocaines sont la France, la Russie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Espagne, les pays du Golfe et la Suisse. Notons que la France occupe la première position avec une part de 57%. Sachant que le volume exporté pourra être réexporté vers d’autres marchés. La Russie a absorbé 21% avec près de 112 mille tonnes. L’Angleterre a absorbé, pour sa part, près de 9%. En dehors des marchés conventionnels, le Maroc pourrait diversifier ses marchés en se repositionnant sur de nouveaux marchés à fort potentiel pour la tomate marocaine. L’EACCE note entre autres l’Allemagne qui est le deuxième importateur mondial de la tomate avec un volume de 750 mille tonnes en 2015. Ce qui est l’équivalent de 10% du volume global importé au niveau international. La Russie est le troisième importateur de la tomate avec un volume avoisinant 700 mille tonnes. Le marché canadien a absorbé durant la période 2015-2016 mille tonnes de tomates du volume global mondial. Les marchés d’opportunités pour la tomate marocaine avec toutes ses gammes sont également le marché africain notamment le marché de l’Afrique de l’Ouest.  Pour les agrumes, en matière de la ventilation par marché des exportations marocaines, durant 2015-2016, la Russie occupe la première position avec une part de 38% près de 200 mille tonnes, suivie des Pays-Bas -13%- avec les 70 mille tonnes. Elles sont suivies du Canada, la France et la Suède. L’Allemagne reste un marché à grand potentiel. Notons qu’elle occupe la deuxième position en tant que pays importateur des agrumes au niveau international avec un volume importé d’un million de tonnes (durant 2015).
L’Allemagne représente 7% du marché importateur global.  La France arrive comme troisième importateur mondial avec un volume similaire d’un million de tonnes qui ont été importés durant l’année 2015.

L’un des autres marchés à fort potentiel pour le Maroc est l’Ukraine qui a importé 230 mille tonnes et l’Afrique de l’Ouest qui représente un potentiel très important pour les années à venir. Pour les fruits rouges à l’état frais, la ventilation des exportations marocaines, durant la campagne précédente, a été de l’ordre de 38 mille tonnes exportées (2015-2016). L’Espagne, le Royaume-Uni et la France viennent en première position. Les marchés à approcher et à fort potentiel restent l’Allemagne, l’Angleterre et les Pays-Bas et sur lesquels le Maroc est déjà présent avec une bonne image de qualité même si les quantités sont encore faibles.

Produits transformés

Sur les 200 mille produits exportés globalement, le Maroc en a deux principaux en termes de volumes. Il s’agit des conserves d’olive avec 37% des exportations et la fraise surgelée avec 30%. Notons que la gamme exportée par le Maroc reste très large. En termes de ventilation des olives de table, la France occupe la première position avec une part de 43% et les Etats-Unis la deuxième position. Les marchés potentiels sont l’Allemagne et l’Italie sur lesquels le Maroc est déjà présent. La présence du Maroc reste faible ou timide sur le Brésil qui est le deuxième importateur mondial des olives en conserves. Pour la fraise marocaine, les principaux importateurs sont les Pays-Bas, la France, la Belgique et l’Italie.  La cartographie à l’échelle internationale des importations en état frais est d’un chiffre global de 180 milliards de dollars qui circulent en matière de fruits et légumes. Les grandes parts sont pour l’Union européenne qui a importé, durant l’année 2015, 72 milliards dollars, l’Asie avec 41 milliards de dollars et l’Amérique du Nord avec 33 milliards de dollars. L’Afrique a importé cinq milliards de dollars de fruits et légumes frais. Le taux de croissance le plus élevé a été enregistré par l’Afrique de l’Est avec 21% et l’Afrique de l’ouest avec 14% en 2008-2015.

La logistique doit suivre

Import-Export-Maroc

La demande de développement de la logistique a été l’un des points longuement débattus lors de cette conférence. Les professionnels appellent dans ce sens au développement des moyens logistiques.

Les exportations fraîches nécessitent un transit time très réduit pour garder leurs qualités, d’où la nécessité de mettre en place des quais dédiés aux navires de transport maritimes de la marchandise.

Importance de la couverture de risques de change

opportunites-d-investissementsLa BMCE a exposé durant la même conférence l’importance de la couverture de risques par les professionnels. La topographie du marché international connaît de grandes perturbations et des changements qui se caractérisent par l’augmentation du dollar, un système européen qui traîne, une hausse du taux de la banque fédérale qui est prévu le mois de décembre qui va renforcer plus le dollar. Aujourd’hui, nous n’avons plus les fondamentaux.

Les devises varient et on ne sait  pas dans quelles orientations elles vont aller, d’où l’importance de mettre en place des couvertures. BMCE Bank a exporté, dans ce cadre, ses offres en la matière et ses stratégies d’accompagnement des professionnels de l’exportation des deux filières des fruits et légumes.

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