G20 : Washington et Pékin vers un accord sur les déséquilibres

G20 : Washington et Pékin vers un accord sur les déséquilibres

La Chine et les Etats-Unis sont d’accord pour limiter les déséquilibres des échanges mondiaux et un accord avec un objectif chiffré pourrait être signé sur ce point au sommet du G20 en novembre à Séoul, a rapporté mercredi le Financial Times. Mais l’Inde n’est pas favorable à un tel objectif, a indiqué pour sa part au quotidien économique son ministre des Finances, Pranab Mukherjee. «Des progrès importants» vers un accord sur les excédents des comptes courants ont été accomplis lors de la réunion des ministres des Finances le week-end dernier en Corée du Sud, a déclaré au quotidien économique Li Daokui, conseiller de la banque centrale chinoise. La Chine «n’a pas à craindre des objectifs chiffrés pour réduire son excédent commercial», selon M. Li. Le ministre américain des Finances, Timothy Geithner, souhaite que les pays du G20 s’engagent à limiter à 4% du Produit intérieur brut leur excédent de la balance des comptes courants, mais le communiqué final du G20 ne contenait pas d’objectif chiffré. «La Chine est bien positionnée politiquement et économiquement pour opérer un tel ajustement», a encore estimé M. Li, ajoutant qu’il «est désormais possible pour nos deux gouvernements (américain et chinois) et d’autres gouvernements d’arriver à s’entendre». Les Etats-Unis font pression sur la Chine pour qu’elle réévalue le yuan et ouvre davantage son marché aux produits américains pour rééquilibrer la balance commerciale entre les deux pays, très favorable à Pékin, mais le gouvernement chinois rejette catégoriquement toute appréciation brutale de la sa monnaie. L’Inde, pour sa part, n’est pas favorable à un objectif chiffré, selon son ministre des Finances Pranab Mukherjee. Selon New Delhi, le G20 devrait rechercher «une formule basée sur des solutions spécifiques pour chaque pays», et non un «carcan chiffré» qui entraverait la marche «normale» de l’économie mondiale, a déclaré M. Mukherjee au Financial Times. Afin de dissiper les craintes d’une guerre des monnaies, les ministres des Finances des pays du G20, qui représente les pays riches et émergents, se sont engagés à «s’abstenir de dévaluations compétitives» et à œuvrer pour des «systèmes de taux de change davantage déterminés par le marché»

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