Garantie institutionnelle : des retombées positives pour les TPME

Garantie institutionnelle : des retombées positives pour les TPME

«Le système de garantie institutionnelle a bénéficié non seulement aux TPME à travers la facilitation de l’accès au financement, mais également aux autres acteurs du système, notamment l’État et les banques qui voient augmenter leurs portefeuilles clients tout en optimisant les risques».

C’est la première conclusion déduite de l’étude commanditée par la Caisse centrale de garantie (CCG) en vue d’évaluer les effets d’additionnalité économique et financière ainsi que l’efficacité micro et macro-économique de la garantie des crédits en faveur des TPME. La garantie institutionnelle a, en effet, eu des retombées positives à plusieurs niveaux.

Se référant à l’étude, 8 projets sur 10 agréés par la CCG n’auraient pas été financés par les banques sans la garantie de la Caisse. «De même, près de 2/3 des crédits avalisés ont été consentis grâce à son intervention», relève-t-on de l’étude.

S’agissant des banques, l’étude a indiqué que la garantie a permis la réalisation d’un surplus de profits pour eux. «L’intervention de la CCG a permis également une réduction du risque lié aux créations de TPE et de PME, encourageant ainsi les banques à augmenter leurs engagements envers cette catégorie d’entreprises perçue comme plus risquée», explique l’étude. Et de poursuivre que «la garantie institutionnelle a en outre favorisé l’ouverture de nouvelles opportunités d’affaires (crédits de fonctionnement, cautions…) qui accompagnent les prêts d’investissement».

L’impact macroéconomique est par ailleurs ressenti au niveau de l’utilisation des ressources. «Il a été démontré que la garantie contribue annuellement à hauteur de 0,11% au PIB et de 1,47% à la formation brute du capital fixe. Chaque DH de dotation alloué par le Trésor public à la CCG permet de mobiliser des crédits bancaires de 15 DH qui financent des investissements de 22 DH», stipule l’étude.

Sous un autre angle la garantie a permis de générer des recettes fiscales directes et indirectes. «Les retombées globales sont estimées à 2,8 DH de recettes pour chaque 1 DH de dotation débloquée», conclut-on de l’étude.

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